Olivier Veran

"J'ai arrêté malgré moi la neurologie" : Véran raconte ses déboires avec l'Ordre

Olivier Véran revient pour Egora sur les mois qui ont suivi son départ du Gouvernement. "Il m’a été impossible de reprendre l’exercice de la médecine pendant plusieurs mois", relate l'ancien ministre de la Santé, qui a dû en passer par une recertification de ses compétences.

10/12/2025 Par Mathilde Gendron
Personnalités Déontologie
Olivier Veran

Juillet 2022, Olivier Véran, neurologue et ancien ministre de la Santé, est nommé porte-parole du Gouvernement et ministre délégué chargé du Renouveau démocratique. Il quitte le Gouvernement un an et demi plus tard, en janvier 2024. A ce moment-là, "j’ai voulu reprendre une activité médicale en neurologie, même sous la forme bénévole comme je le faisais quand j’étais député", explique Olivier Véran, à Egora. "Mais le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) m’a fait savoir qu’il fallait que je passe par une recertification des compétences, considérant que j’avais arrêté l’exercice depuis trois ans. J’ai essayé de leur expliquer qu’en tant que ministre de la Santé, on fait quand même un peu de santé", se souvient-t-il. 

Il patiente, au total, sept mois avant de pouvoir échanger par visio avec trois PU-PH de trois CHU différents. "Ils m’ont testé sur mes compétences et mes connaissances. Ils ont considéré que je pouvais à nouveau prescrire et être neurologue. Mais il m’a été impossible de reprendre l’exercice de la médecine pendant plusieurs mois. Donc pendant cet intervalle, j’ai monté mon activité [Innov, une société de conseils et de lobbying pour les startups sur la santé, NDLR] et aujourd’hui, je me suis tourné vers autre chose. J’ai arrêté malgré moi l’exercice de la neurologie", détaille l'ancien membre du Gouvernement. 

Désormais, l’ex-ministre de la Santé est en effet à la tête d’Innov et présente également l’émission Tech Care sur la nouvelle chaîne de santé lancée par Michel Cymes, "Mieux". "La neurologie me manque, mais je fais de la médecine tous les jours", estime Olivier Véran. "L’écosystème a besoin d’avoir des médecins qui connaissent le système de santé, ceux qui le font et qui l’animent, et ceux qui connaissent la santé. Je considère faire de la médecine avec l’activité que j’ai développée." 

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3 débatteurs en ligne3 en ligne
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Débatteur Passionné
Autre spécialité médicale
il y a 1 mois
Je persiste, le cas de Veran importe peu. Après 3 ans d'arrêt d'activité Il faut donc croire que la neurologie a vraiment progressé , on guérit l'Alzheimer, on fait courir les parkinsoniens et la maladie de Charcot n'est plus qu'une promenade de santé .... C'est une pantalonnade ! Le jury de "3 confrères" l'ont simplement flingué ! Et tout le monde en rajoute ici, sur son argent, son show télé, ... Elle est belle la confraternité ! Cette jalousie rance entre médecins, nous conduit dans le mur depuis des années. Quand je pense qu'on nous traite de corporatistes ! alors qu'il n'y a pas mieux que ces "chers confrères" pour se tirer dessus en arguant d'éthique, de qualité des soins, .... ! Ridicules ! Et pourtant, l'Union fait la force : Les infirmières, les kinés, les sage-femmes... même les pododologues l'ont bien compris. Nous ne méritons que ce qui nous arrive : nous faire plumer !
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Débatteur Passionné
Anesthésie-réanimation
il y a 1 mois
Je ne suis pas sûr que « notre » ancien ministre ait la lucidité suffisante pour exercer de nouveau la médecine sans remise à niveau telle que prévue par la loi et les instances ordinales. Je ne ferai pas son « procès » dans ses fonctions de ministre pendant la période Covid-19, d’autres s’en chargent, je n’ai personnellement pas tous les éléments. En revanche, il y a le droit et il s’applique à tous. Chaque professionnel de santé dans le cadre de son exercice au sein d’une structure de soins et/ou à titre personnel doit fournir les éléments de « preuve » de sa formation continue et de son développement personnel continu… Et cette certification est à renouveler périodiquement. 9 ans? 6 ans? (j’avoue ne pas savoir si les décrets sont sortis - prévus en mars 2024 - étant à la retraite). Le QI, la mémoire, la qualification antérieure… tout cela n’a rien à voir et les critères en sont bien définis. Si c’est vrai pour tous, c’est encore plus vrai pour ceux (celles) qui ont interrompu leur activité, principalement clinique ET je pense plus particulièrement à ceux (celles) qui ont (eu ou continué) une activité politique (en parallèle) que je crois incompatible avec la pleine responsabilité de l’un ou l’autre de ces exercices. Non, la médecine, ce n’est pas comme la bicyclette: ce n’est pas parce qu’on a appris qu’on sait en faire pour la vie!
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Débatteur Passionné
Médecine générale
il y a 2 mois
Comme le dit Dominique Bellecour , en réponse à Philippe Cémoi :" Il prépare son retour en politique et cherche à se racheter une image flatteuse." Qu'importe ce que nous médecins avons comme avis, l'important c'est que la presse non médicale reprenne une partie de cet article et inévitablement pour bcp de Français, il passera pour une victime, ce qui effacera partiellement la mauvaise image qu'il avait laissé dans leur esprit pendant la crise de la covid (notamment en affirmant que les masques ne servaient à rien...). Et bien sûr, en politique pour avoir un avenir il faut montrer que l'on existe....cet article est une très bonne opportunité pour lui.
 
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