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"Refusons l’insulte qui nous est faite" : l'attaque de deux syndicats de médecins et d'infirmières contre l'extension des compétences aux pharmaciens
Dans un communiqué commun, diffusé vendredi 25 septembre, les syndicats UFML* et Convergence infirmière s'indignent de l'élargissement des compétences accordées aux pharmaciens et dénoncent "des petits arrangements entre amis". Ils font notamment référence à la loi Neuder, qui autorise les pharmaciens à mesurer la pression artérielle des patients.
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Les mots sont durs. "Petits arrangements entre amis", "insulte", "détournement des actes"... Dans un communiqué commun, diffusé vendredi 25 septembre, les syndicats de médecins libéraux UFML et d'infirmières libérales Convergence dénoncent l'élargissement des compétences accordées aux pharmaciens. L'objet de leur colère, bien qu'elle ne soit pas citée dans le communiqué, semble être la loi Neuder sur la prévention cardiovasculaire. Pour cause : le texte, adopté en juin dernier, autorise les pharmaciens à mesurer la pression artérielle des patients. La rémunération de cet acte doit encore faire l'objet de négociations conventionnelles.
Pour ce nouvel acte, la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) a déjà un tarif en tête : 15 euros. "Ce même tarif sera pratiqué pour la prescription et la vaccination en officine à partir de janvier 2027. C’était aussi le tarif en cours lors de la première phase de l’expérimentation Osys – passé aujourd’hui à 12,50 euros", exposait au Moniteur des pharmacies Fabrice Camaioni, vice-président du syndicat.
Un affront qui ne passe pas pour l'UFML et Convergence infirmière. "Les pharmaciens ne sont pas passés par la faculté de médecine". Ils "n’ont pas été formés à la clinique et n’ont jamais examiné le moindre patient au cours de leurs études" écrivent-ils. Pour autant, selon eux, "les pharmaciens sont favorisés très régulièrement par les gouvernements macron là où les autres professions libérales du soin sont ignorées".
"Qui sont les experts médicaux et infirmiers qui décident de ce détournements des actes ?"
Selon les signataires du communiqué, "les pharmaciens demandent et obtiennent des actes médicaux ou infirmiers sans que les représentants des médecins ou des infirmières ne participent aux discussions". "Dès lors qui sont les experts médicaux ou infirmiers qui décident de ce détournement des actes ?", s'interrogent-ils.
L'UFML et Convergence infirmière demandent alors à ce qu'"aucune compétence médicale ou infirmière" ne soit "donnée aux pharmaciens sans que les représentants élus des médecins ou des infirmiers ne participent aux discussions". "Refusons l’insulte qui nous est faite", tonnent les deux syndicats.
"Je me sens insulté, mais plus que ça, ils ont craché sur mes confrères, consœurs, collègues, pharmaciens / préparatrices et même pire vous faites du mal à ceux que vous prétendez défendre", a notamment réagi le pharmacien Fabien Careme sur le réseau Linkedin, après la diffusion du communiqué.
"Défendre son métier, oui. Le défendre en écrivant n'importe quoi sur celui des autres, non. Les 'arrangements avec les faits', ça suffit aussi", s'agace-t-il, dans ce post.
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