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Perturbateurs endocriniens : la liste des suspects s’allonge

Dans le cadre de ses travaux d’expertise, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) publie un rapport d’évaluation de cinq substances chimiques suspectées d’être perturbatrices endocriniennes (PE): TMBPF (4,4’-méthylènedi-2,6-xylénol), triclocarban, RDP (tétraphényl m-phénylène bis(phosphate), dicyclopentadiène et sulfate d’étain.

Il en ressort que concernant le TMBPF, utilisé notamment comme substitut du bisphénol A dans le revêtement de matériaux métalliques en contact alimentaire, "aucune donnée de la littérature n’a été identifiée permettant de soulever une préoccupation sur un potentiel effet PE sur les organismes de l’environnement", souligne l’Anses. Cependant, "il n'est pas possible d'exclure des propriétés PE provenant des produits de dégradation", souligne l’agence qui "recommande que des études soient requises par l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) dans le cadre d'un contrôle de conformité".

Pour le RDP (retardateur de flamme), "les données sont assez limitées" mais il y a des signaux d'alerte sur de possibles "effets neurotoxiques, sur les glandes surrénales, et sur le développement", note l'Anses. "Les effets décrits dans ces quelques études expérimentales semblent toujours incertains", ajoute l'agence, qui propose de soumettre le RDP à l'évaluation du règlement de l'UE sur les substances chimiques (Reach).

Concernant le triclocarban, utilisé comme antibactérien et antifongique, "les données disponibles suggèrent l'existence d'un possible effet PE pour la santé humaine et l'environnement", souligne l'Anses. Ainsi, le triclocarban est aussi proposé pour l'évaluation dans le cadre de Reach.

Enfin, l'Agence réclame aussi de plus amples données sur le sulfate d'étain (utilisé notamment dans des préparations pour ciment), ainsi que sur le dicyclopentadiène (fabrication de polymères).

Sources : 

 

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