Pollution : un sujet « chaud » pour les pneumologues européens | egora.fr
PUB

Vous êtes ici

A+ A-

Pollution : un sujet « chaud » pour les pneumologues européens

Le 29e Congrès de la Société européenne des maladies respiratoires, qui s’est déroulé à Madrid du 28 septembre au 2 octobre 2019, est revenu sur des thèmes phares qui préoccupent les pneumologues comme la pollution, mais aussi a fait une large place à la thérapeutique. Dans le domaine de l’environnement, de nouvelles études ont été présentées accumulant ainsi les preuves d’une nocivité des particules fines dès la phase in utero.

A côté de la lutte contre le tabac, du dépistage du cancer bronchique chez les sujets à risque, du développement de la réhabilitation pulmonaire, et de celui de la médecine digitale, la pollution atmosphérique est un des sujets « chauds », sur lesquels travaille la Société européenne des maladies respiratoires (ERS). La société savante « va faire pression sur les Pouvoirs publics pour tenter d’en limiter les impacts », a expliqué le Pr Thierry Troosters (Hôpital universitaire de Louvain, Belgique), nouveau président de l’ERS pour 2019-2020.

Plusieurs études ont en tout cas confirmé que la pollution, même non atmosphérique, a un impact négatif sur la fonction pulmonaire des enfants.
La cohorte britannique Alspac, qui a suivi 13 963 enfants, depuis la phase in utero jusqu’à l’âge de 15 ans, suggère ainsi que l’exposition aux particules fines PM10  dès le premier trimestre de la grossesse,  réduit significativement la fonction respiratoire des enfants à l’âge de 8 ans, la diminution observée atteignant - 0,8 % pour tout accroissement de 1 mcg/m3 des PM10. « Ce qui correspond à une réduction faible mais néanmoins significative de respectivement 14 et 16 millilitres à 8 ans pour le volume expiratoire maximal par seconde (VEMS) et la capacité vitale forcée (CVF) », a signalé le Pr Anna Hansell (Université de Leicester, Royaume-Uni). « Les particules fines pourraient traverser le placenta et perturber le développement des poumons du fœtus en activant le stress oxydatif ou en induisant des phénomènes épigénétiques ». Reste que...

Sources : 
Source : 29e Congrès de la Société européenne des maladies respiratoires (ERS), Madrid (28 septembre-2 octobre 2019). D’après les communications de :  T. Troosters (Louvain, Belgique), A. Hancell (Leicester, Royaume-Uni), S. Kotecha (Cardiff, Royaume-Uni), A. Abellan (Barcelone, Espagne), T. Welte (Hanovre, Allemagne).

D'accord, pas d'accord ?
Débattez-en avec vos confrères.

Vous n'avez pas de compte ?

Inscrivez-vous gratuitement

 

Site d’informations médicales et professionnelles,
Egora.fr s’adresse aux médecins, étudiants des facultés de médecine et professionnels de santé (infirmier, kiné, dentiste…). Nous traitons des sujets qui font le quotidien des médecins généralistes (démographie médicale, consultation, rémunération, charges, relations avec la CPAM, FMC, remplacement, annonces) et plus largement de tout ce qui concerne l’actualité santé : pathologies, médicaments, hôpital, recherche, sciences…