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Contraception d’urgence : lutter contre le manque d’informations des jeunes

Une grande campagne menée par Santé publique France vise à répondre au manque d’information sur la contraception d’urgence. Une grande enquête réalisée en 2016 montrait, en effet, que 40% des moins de 30 ans pensaient à tort "que la contraception d'urgence est efficace uniquement si elle est prise dans les 24h". Seul 1% des personnes interrogées savent que le délai maximum va jusqu'à cinq jours.

Or, "la contraception d'urgence doit être prise si possible dans les douze heures après un rapport non ou mal protégé mais elle peut être prise dans les trois jours ou cinq jours selon le médicament utilisé", explique Santé publique France. La durée d'efficacité varie en effet selon le type de pilule utilisé. Par ailleurs, la contraception d'urgence peut également passer par la pose d'un stérilet, dans les 5 jours après le rapport.

L'agence de santé publique et le ministère de la Santé ont décidé d'insister sur ce message dans la campagne diffusée sur des sites internet et les réseaux sociaux jusqu'au 21 juillet. "Un rapport non ou mal protégé? Un oubli de pilule? Tu as 5 jours maximum pour agir!", indique l'un des slogans, qui cible notamment les utilisateurs du réseau Snapchat âgés de 13 à 18 ans. L'objectif est "d'informer les jeunes, qu'en cas de doute, ils ont les moyens d'agir", souligne Santé publique France.

Chaque message renvoie pour plus d'informations vers le site Onsexprime.fr, "qui répond à toutes les questions que l'on peut se poser sur la contraception d'urgence: comment ça marche? Où et comment se la procurer? A qui s'adresser?".

La contraception d'urgence est disponible sans prescription médicale et de façon anonyme et gratuite aux mineures d'au moins 15 ans. Il est notamment possible de se la procurer en pharmacie, dans les centres de planification ou de dépistage du VIH, ainsi qu'auprès des infirmières scolaires, rappelle l'organisme public. La contraception d'urgence "constitue une solution de rattrapage qui permet de réduire le risque de grossesse non prévue" mais "ne constitue pas une méthode de contraception régulière", ajoute-t-il.

Sources : 

Santé Publique France, 1er juillet 2019. Avec AFP

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