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HTA : recommandations sur les spécificités de la prise en charge chez la femme

À l’occasion des 38èmes Journées de l’hypertension artérielle qui se déroulent à Paris (13 et 14 décembre 2018), la Société française d’hypertension artérielle (SFHTA) publie ses dernières recommandations, qui sont spécifiquement dédiées à la prévention et à la prise en charge de l’HTA chez la femme.

Ce travail est apparu nécessaire aux yeux des experts devant la dégradation de la prise en charge constatée ces dernières années dans cette population. "L'hypertension est aujourd'hui moins dépistée et moins contrôlée chez la femme, notamment à l’approche de la ménopause, alors qu'il s'agit d'une porte d'entrée majeure dans le risque cardio-vasculaire", souligne ainsi la Fédération française de cardiologie, qui s’associe à cette démarche.

On a longtemps pensé que les femmes étaient protégées du risque cardiovasculaire par leurs hormones. "De nombreuses études suggèrent que l’estradiol est le principal facteur protégeant les femmes de l’hypertension artérielle, ou plus exactement, en retardant chez elles son apparition", précise le Pr Geneviève Plu-Bureau (Hôpital Cochin, Paris, Université Paris Descartes). Cependant, les modifications hormonales que sont la contraception, la grossesse, et la ménopause, constituent des périodes de fragilité et à risque de développer une HTA. Le Dr Thierry Denolle, Président de la la SFHTA indique ainsi : que "l’HTA est plus fréquente chez les femmes entre 18 et 34 ans que chez les hommes du même âge".

Et l’évolution des habitudes de vie constatées depuis une trentaine d’années est tout à fait défavorable, avec l’adoption des mêmes comportements à risque (tabac, alcool, surpoids, excès de sel, manque d’activité physique…) que les hommes. A cela s’ajoutent des facteurs psychosociaux qui impactent la prise en charge. "L’HTA augmente avec l’âge chez la femme rattrapant le risque des hommes dès 55 ans", alerte Thierry Denolle.

 

Systématiser le dépistage

Le texte publié par la SFHTA met donc l’accent sur le dépistage, le diagnostic, mais aussi l’évaluation des spécificités du risque cardiovasculaire féminin. "Il existe des signes non spécifiques qui doivent nous alerter, comme les maux de tête, des difficultés de concentration, des vertiges, une fatigue chronique, des troubles visuels ou des bourdonnements d’oreille ou encore des douleurs dans la poitrine voire un essoufflement à l’effort", précise le Pr Claire Mounier-Véhier, Présidente de la FFD.

Le consensus comprend 15 recommandations classées,  selon la méthode Grade, au premier rang desquelles...

Sources : 
Communiqué de la Fédération française de cardiologie, 14 décembre 2018.
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