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Procès de Francis Heaulme : les psychiatres écartent une maladie mentale

15/05/2017 Par Fanny Napolier
Faits divers / Justice
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Après trois semaines de procès, la cour d'assises de Metz qui doit juger Francis Heaulme 30 ans après le double meurtre de Montigny-lès-Metz, a entendu le psychiatre Henri Brunner. Le médecin écarte une maladie psychiatrique.

"Le tueur en série demeure un mystère", a déclaré le Dr Henri Brunner devant la cour d'assises de Metz. Francis Heaulme est poursuivi pour le double meurtre de Cyril et Alexandre, 8 ans, à Montigny les Metz, en 1986. Ces derniers jours de procès devront permettre d'entendre plusieurs experts psychiatres et psychologues. Tout au long des débats, l’homme, aujourd’hui âgé de 58 ans, est resté la plupart du temps mutique, refusant totalement de s’expliquer sur ses crimes et leur motivation. En tous cas, les experts s’accordent sur un point : atteint de graves troubles de la personnalité, ce n’est pas un malade mental. Au fil des années, les experts ont parlé de traits pervers, de psychose, de traits schizophréniques. Mais, à la barre, le Dr Brunner écarte la psychose, car il n'en a pas les symptômes. Pour le médecin, l'examen psychiatrique est normal. Francis Heaulme ne présente pas de maladie psychiatrique. "En réalité on essaie de mettre des mots pour essayer de dire l'indicible. Mais il y a un trou de compréhension ", a assuré le psychiatre à l'audience. Le Dr Brunner ne s'attarde pas non plus sur la composante sexuelle des crimes de Francis Heaulme. Pour le Dr Brunner, le prévenu a une intelligence "normale" et le déshabillage des victimes n'a pas forcément un sens sexuel, assure-t-il et ajoute que cela peut être "une volonté d'humilier, de punir". D'autres experts avaient conclu à des traits psychotiques et une altération du discernement, ce que le Dr Brunner réfute. Un autre médecin, le Dr Henry, qui a expertisé Francis Heaulme en 1994 vient apporter son témoignage. Il a travaillé à l'hôpital de Jury où Francis Heaulme a été suivi et hospitalisé plusieurs fois. "C'étaient des hospitalisations refuge" indique le médecin qui se souvient de beaucoup d'angoisse, de 'raptus dépressif', d'auto mutilations et de tentatives de suicide. Le verdict est attendu jeudi. Francis Heaulme a déjà été condamné pour neuf autres crimes. [Avec Franceinter.fr]

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