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Pour éviter les dettes, les patients algériens devront payer leurs soins à l'avance

03/01/2018 Par Sandy Bonin
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Un texte voté par l’Assemblée nationale prévoit une meilleure concertation entre la France et l'Algérie afin de diminuer la dette des patients algériens hospitalisés en France. En 2017, les patients algériens ont cumulé une dette de plus de 29 millions d'euros aux dépens de l'AP-HP.

115 millions d’euros. C’est le montant de la dette contractée par des patients étrangers auprès de l’AP-HP en 2017. Celle des ressortissants algériens est estimée à 29 millions d’euros. Pour faire face à ces problèmes d’impayés, les députés ont voté en première lecture, le 18 décembre, un texte prévoyant que les patients algériens dont la prise en charge en France est déjà fixée règlent leurs soins à l’avance, relate Allodocteurs.fr. D’après Michel Fanget, le député en charge du texte, "86 % des flux programmés sont désormais payés à l’avance" à l'AP-HP. Le but du texte qui vient d'être voté par l'Assemblée nationale – un protocole additionnel à la convention France-Algérie sur la Sécurité sociale – est donc de mettre en place ce procédé qui a démontré son efficacité à l'AP-HP, vis-à-vis de tous les patients algériens. Sera normalement instauré, après le vote du Sénat, "un système de concertation étroit entre l'Etat algérien et les hôpitaux français, pour éviter que ne s'accumulent des créances et des situations contentieuses", a affirmé Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères. Cet accord bilatéral devrait par ailleurs permettre à la France et à la CNAS [la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés algérienne] de prendre en charge près d’un millier de patients algériens chaque année. Et ainsi de préserver "la relation privilégiée entre la France et l'Algérie en matière de sécurité sociale", selon Jean-Baptiste Lemoyne. [Avec allodocteurs.fr]

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