Un urgentiste député En Marche, pour améliorer l'organisation de soins non programmés

01/02/2018 Par Catherine le Borgne

La ministre de la Santé a chargé le député La République en Marche de la première circonscription de Charente, Thomas Mesnier, d’une mission sur l’organisation des soins non programmés. Avec, en arrière-plan, la problématique des déserts médicaux et le parcours de soins. Cet urgentiste avait déjà été nommé par Agnès Buzyn, délégué à l'accès aux soins.

Thomas Mesnier, député LREM de la Charente, aura pour mission de faire l’état des lieux et d’émettre des propositions pour améliorer l’organisation des soins non programmés, relate What's up doc. Le 30 novembre dernier, Agnès Buzyn a en effet rédigé une lettre de mission à l’intention du parlementaire, signale l'APMnews, qui s’en est procuré une copie. Principaux objectifs : garantir l’accès aux soins non programmés sur l’ensemble du territoire, améliorer l’articulation des prises en charge et assurer la circulation de l’information entre le patient et les différents professionnels de santé. Une nouvelle mission pour le médecin-urgentiste de 31 ans, qui ne cesse de prendre de l'influence, sous la houlette d’Agnès Buzyn. Déjà désigné comme délégué à l’accès aux soins, la ministre de la Santé lui ajoute donc une charge, en lien avec la première. Et la tâche ne s’annonce pas aisée. Thomas Mesnier devra présenter un rapport à la fin du premier trimestre 2018. Il devra recenser les différents acteurs des soins primaires et non programmés, notamment dans les régions les plus faiblement dotées, travailler avec les usagers et les professionnels de santé. Il lui faudra "identifier les freins à lever et les conditions de réussite à réunir pour organiser territorialement l’accès à ces consultations de soins non programmés, notamment portées par les organisations en soins primaires", précise la lettre de mission. Deuxième point sur lequel la ministre de la Santé insiste dans cette feuille de route : émettre des recommandations pour mieux organiser la relation avec les dispositifs de permanence des soins ambulatoires. Thomas Mesnier devra aussi "déterminer les attendus minimaux [des centres de soins non programmés] ainsi que leurs conditions de portage et de fonctionnement", notamment concernant leur modèle économique. Après avoir identifié les différents acteurs et le rôle qu’ils peuvent tous jouer dans l’organisation des soins, le député devra également émettre des recommandations visant à assurer la circulation des informations entre toutes les structures, pour assurer la continuité du parcours de soin. Thomas Mesnier sera épaulé par l’Igas, la DGOS, la Drees, la Cnam et de la direction de la sécurité sociale (DSS), ainsi que par le secrétariat général des ministères chargés des affaires sociales (Sgmas). [Avec whatsupdoc]
 

Faut-il restreindre les conditions d'accès au secteur 2?

Herve  Koskas

Herve Koskas

Non

Nous restons dans le gre à grè. L information doit etre claire: pas de surprise ; pas de dessous de table; c'est le but du S2 !. ... Lire plus

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