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Tramadol et codéine : l'obligation de prescription sur ordonnance sécurisée officiellement reportée au 1er mars 2025

L'Agence nationale de sécurité du médicaments (ANSM) a confirmé le report au 1er mars 2025 de l'obligation de prescription sur ordonnance sécurisée des médicaments contenant du tramadol et de la codéine. "Ce délai supplémentaire devrait permettre de faciliter la transition vers ces nouvelles mesures", précise l'agence. 

26/11/2024 Par Chloé Subileau
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Le report de l'obligation de prescription des médicaments contenant du tramadol, de la codéine ou de la dihydrocodéine du 1er décembre 2024 au 1er mars 2025 a été confirmé. L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a annoncé sur son site cette information, déjà avancée depuis plusieurs jours par les syndicats de pharmaciens. "La réduction de la durée maximale de prescription des médicaments contenant de la codéine ou de la dihydrocodéine à 12 semaines est également différée au 1er mars 2025", a précisé l'agence, ce lundi 25 novembre.  

L'ANSM avait annoncé fin octobre l'obligation, à partir du 1er décembre 2024, de prescrire sur ordonnance sécurisée les médicaments opioïdes contenant du tramadol, de la codéine ou de la dihydrocodéine. De plus, la durée maximale de prescription pour ces traitements devait être abaissée à 12 semaines. Des mesures nécessaires pour faire aux risques "importants" de "mésusage, de dépendance, d'abus et de surdosage" de ces médicaments, selon l'agence.  

Mais plusieurs acteurs du secteur s'inquiétaient d'une mise en œuvre trop rapide de ces mesures. Vendredi 22 novembre, la SFETD demandait notamment un moratoire sur la prescription obligatoire sur ordonnance sécurisée du tramadol et de la codéine, qui représente "un défi logistique majeur pour les établissements de santé". Non seulement ces ordonnances sécurisées, qui doivent être commandées, ne pourront "être obtenues en quantité suffisante dans les temps", mais les logiciels de prescription ne sont pas adaptés et les professionnels insuffisamment formés, pointait la SFEDT.  

Des craintes qui ont été entendues, puisque l'application de cette mesure a été reportée de trois mois. "Ce délai supplémentaire devrait permettre de faciliter la transition vers ces nouvelles mesures pour les professionnels de santé et assurer aux patients l’accès à leurs traitements", souligne l'ANSM.  

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