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"Plusieurs centaines d'intoxications" : l'ANSM met en garde contre les produits à base de CBD

Depuis 2024, le nombre d’intoxications liées à la consommation de produits à base de cannabidiol (CBD) a augmenté significativement, alerte l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) dans un communiqué du 19 juin. En cause, la composition souvent trompeuse de ces produits. 

20/06/2025 Par Aveline Marques
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Depuis début 2024, "plusieurs centaines d’intoxications" ont été recensées chez des personnes ayant consommé des produits présentés comme contenant du CBD, met en garde l'ANSM. Les symptômes rapportés sont variés et parfois graves : fatigue, somnolence, nausées, maux de tête, anxiété, vertiges, vomissements, tachycardie, crise d’angoisse aiguë, état d’agitation accompagné d’hallucinations, perte de connaissance, idées ou comportements suicidaires, crise d’épilepsie...

Dans la plupart des cas, ces effets sont liés à la présence de THC (principe actif du cannabis) ou de cannabinoïdes de synthèse (HHC, HHC-O, H4-CBD, MDMB-PINACA…), des molécules très puissantes mimant l’action du THC, relève l'ANSM.

L'agence alerte en outre sur "la fiabilité de la composition des produits" : "très souvent la composition annoncée sur les étiquettes ne correspond pas à la composition réelle du produit acheté". D’après une étude soutenue par la Mildeca et menée en 2023 par les CEIP de Lyon, Paris et Montpellier, 8 produits à base de CBD sur 10 ont une teneur en CBD différente de celle indiquée sur l’étiquetage, cite ainsi l'ANSM.

L'agence rappelle que les produits contenant des cannabinoïdes de synthèse ou contenant du CBD avec du THC à un taux supérieur à 0,3%, classés comme stupéfiants, sont interdits à la vente et à la consommation. Quant aux aliments contenant exclusivement du CBD (huiles, gummies, sirops, bonbons, gâteaux…), ils n'ont pas encore été autorisés à la vente par l'Union européenne. Bien que largement présents sur le marché français, ils sont pour l'heure vendus de manière illégale.

Références :

ANSM, 19 juin 2025 

Faut-il diminuer le remboursement par l'Assurance maladie des médicaments à SMR faible ou modéré?

PIERRE BERTON

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"Oui, mais", mais sur quelle base conclure à "SMR faible ou modéré"? Un seul exemple: le Junctum crème a été indiqué pour vergetu... Lire plus

 
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