Vaccin grippal : la voie cutanée pourrait améliorer son efficacité

09/04/2019 Par Marielle Ammouche
Immunologie Infectiologie
Pour améliorer l’efficacité du vaccin contre la grippe saisonnière, des chercheurs français travaillent sur la possibilité de voie d’administration différentes de la voie musculaire qui est principalement utilisée jusqu’à présent.

En effet, si l’induction des réponses humorales (production d'anticorps) est stimulée, l’autre voie, la réponse cytotoxique (production de lymphocytes T qui détruisent directement les cellules infectées), est peu induite par voie musculaire. Des chercheurs de l’Inserm (Unité 1135, Sorbonne Université), se sont donc intéressés à la voie intradermique, ou à celle par application cutanée (voie des follicules pileux). En collaboration avec le Centre d’investigation clinique en vaccinologie Cochin-Pasteur (Paris), ils ont mené un essai clinique de phase I/II sur 60 personnes âgées de 18 à 45 ans. Les analyses ont alors démontré que ces voies cutanées induisent, chez certains sujets, une réponse cytotoxique après vaccination antigrippale.  « Ce résultat plaide en faveur de la considération de cette voie d'injection du vaccin dans la mesure où elle déclenche une réaction immunitaire supplémentaire à celle obtenue dans le cadre d'une vaccination classique. Ces réponses cytotoxiques seraient notamment protectrices chez les personnes âgées après vaccination anti-grippale » détaille Béhazine Combadière, principale auteure de cette étude. En outre, les chercheurs ont voulu analyser les signatures géniques associés aux diverses voies d’administration des vaccins. Ils ont alors constaté que les signatures obtenues étaient corrélées non à la voie d’administration, mais à la réponse immunitaire du sujet, permettant d’identifier deux grandes catégories d’individus : ceux qui répondent au vaccin en augmentant leur réponse humorale et ceux qui répondent en induisant une réponse cytotoxique. Ces marqueurs étaient retrouvés le lendemain de la vaccination, mais persistaient aussi à 3 semaines. « Ces derniers résultats nécessitent toutefois encore d’autres études pour valider l'intérêt de ces biomarqueurs et leur utilisation ultérieure », ont tout de même précisé les chercheurs.

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