Après la mort d’un étudiant, le doyen de la faculté de médecine de Nancy présente son "plan de bataille"
Il y a un peu plus d’une semaine, un étudiant en deuxième année de médecine à Nancy est décédé après une soirée étudiante. Stéphane Zuily, doyen de la faculté, promet des actions pour éviter qu’un nouveau drame ne se produise.
Encadrer davantage les soirées étudiantes. Voilà l’objectif annoncé par Stéphane Zuily, doyen de la faculté de médecine de Nancy, qui s’est exprimé au micro d’Ici Lorraine, mercredi 28 janvier 2026. Une décision qui fait écho à un drame qui s’est déroulé quelques jours plus tôt. Le corps sans vie d'un étudiant en deuxième année de médecine à Nancy avait, en effet, été retrouvé jeudi 20 novembre en bordure de l'autoroute A33. La victime, âgée de 19 ans, résidait à proximité des lieux où son corps a été retrouvé et rentrait à pied d'une soirée étudiante.
Pour que cet événement ne se reproduise pas, Stéphane Zuily met donc en avant un "plan de bataille en quatre points". Dans le détail : le doyen souhaite faire appliquer la charte de l’université de Lorraine, que les soirées festives soient systématiquement déclarées (qu’elles se déroulent à l’intérieur ou à l’extérieur du campus), développer la responsabilité individuelle en plus de la responsabilité collective et écrire un règlement intérieur pour chacune des 17 associations présentes au sein de l’université.
Des associations que le doyen souhaite mettre au cœur de ce nouveau projet. "Ils [les associations] sont dans une attitude proactive pour pouvoir rentrer dans un cadre qui permettra aux étudiants de vivre une belle vie d'étudiant et de ne pas se mettre en danger", précise Stéphane Zuily. Comptant sur l’implication de ces acteurs, le doyen de la faculté de médecine de Nancy prévient toutefois que certaines pourraient perdre leur label si elles ne respectent pas les règles établies. Conséquences : plus de financement pour organiser des actions au sein de l’université. "C'est quelque chose qui a énormément d'impact pour eux."
Au-delà des quatre axes évoqués, la santé mentale figure aussi parmi les sujets mentionnés par Stéphane Zuily. Objectif : ne plus faire de lien systématique entre décompression, nécessaire face à l’implication que demandent les études de médecine, et soirées festives. "[Il faut] faire en sorte que les étudiants aient moins besoin d'une soirée pour pouvoir se dire "ah, j'ai bien profité".
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