Le revenu des médecins généralistes en hausse de près de 9% en 2024
Entre 2023 et 2024, le revenu net d'activité indépendante a augmenté de 5,33% pour l'ensemble des médecins libéraux, s'établissant à près de 128 000 euros en moyenne, selon la Carmf. Ce revenu a même augmenté de 8,70% pour les généralistes du fait, probablement, du passage du G de 25 à 26,50 euros en décembre 2023.
Toutes spécialités confondues, les quelque 111 400 médecins libéraux cotisant à la Carmf ont déclaré un revenu net d'activité indépendante (RNAI)* s'élevant en moyenne en 2024 à 127 859 euros, en hausse de 5,33% par rapport à l'année précédente, selon des chiffres dévoilés ce jeudi 29 janvier par la caisse de retraite. Entre 2022 et 2023, la progression du revenu net d'activité indépendante des médecins libéraux avait été de 2%.
Traditionnellement, la Carmf s'appuyait sur l'évolution du bénéfice non commercial (BNC) pour analyser les revenus des médecins. "Cependant, le BNC reflète de moins en moins fidèlement la totalité des revenus médicaux, notamment avec le développement des nouveaux modes de rémunération", des forfaits notamment, précise la caisse qui privilégie désormais le RNAI.
Ce revenu global regroupe l'ensemble des revenus du médecin, dont les bénéfices non commerciaux (BNC), les revenus de gérance et les primes Madelin.
D'importants écarts entre les spécialités sont à noter. Dans le détail, le RNAI a augmenté de 8,70% pour les généralistes, et de 3,08% pour les spécialistes. "L'explication en est probablement le passage de la valeur du G de 25 à 26,50 euros fin 2023", analyse la Carmf. Les effets de la hausse du G à 30 euros, survenue fin décembre 2024, seront, eux, visibles sur les revenus 2025.
Sur les 35 spécialités répertoriées, seules deux ont vu leur revenu baisser en 2024. Il s'agit de la gastro-entérologie hépatologie (-0,03%) et de la biologie médicale, avec une baisse plus prononcée, de -6,87%. A l'inverse, des hausses importantes ont été observées, notamment en cancérologie (+11,79% par rapport à 2023), en anatomie et cytologie pathologiques (+7,46%) ou encore en pédiatrie (+5,91%) et en néphrologie (+5,83%).
S'agissant du montant des revenus, la cancérologie conserve la tête du podium, avec un revenu net d'activité indépendante moyen de 405 887 euros (pour 726 praticiens). Viennent ensuite la médecine nucléaire (241 751 euros), l'anesthésie réanimation (215 912 euros), et, au pied du podium, l'ophtalmologie (210 776 euros). En bas de l'échelle, on retrouve la gériatrie (83 814 euros), la gynécologie médicale (82 283 euros), l'endocrinologie et métabolisme (81 252 euros), et la médecine d'urgence (73 782 euros).
Les 57 227 généralistes cotisant à la Carmf ont, eux, déclaré un revenu net d'activité indépendante moyen de 97 099 euros en 2024. Le tableau complet des revenus des spécialités est à retrouver sur le site de la Carmf.
"Cette augmentation des revenus doit être mise en perspective avec l'inflation depuis 2017, date de la précédente mise à niveau de la valeur des actes", souligne par ailleurs la Carmf. La hausse du G pour les généralistes n'a ainsi fait que compenser l'inflation depuis 2017 selon un graphique publié par la Carmf, et s'appuyant sur les données de l'Insee (de 2017 à 2024) et de la Banque de France (de 2025 à 2028).

Source : Carmf
* Les RNAI de l'année N concernent les revenus enregistrés au 3e trimestre de l'année N+1, de tous les cotisants, hors dispensés des premières années et hors taxés, mais y compris cumul retraite / activité libérale présents au régime complémentaire au 1er juillet N+1.
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