Appels sans réponse au Samu : le ministère de la Santé pointe les "erreurs méthodologiques" du Point

28/08/2018 Par Catherine le Borgne
Système de santé
Le chiffre de 4,6 millions d'appels sans réponse au Samu, publié à l'issue d'une enquête du Point, est marqué "de plusieurs erreurs méthodologiques" et ne peut "en aucun cas" être confirmé, a indiqué à l'AFP la Direction générale de l'offre de soins (DGOS), du ministère de la Santé.

Le Point a révélé mercredi que sur les 29,2 millions d'appels passés aux centres d'appel du Samu en 2016, 4,6 millions n'ont pas reçu de réponse. Pour parvenir à ce résultat, l'hebdomadaire s'est appuyé sur les chiffres de la statistique annuelle des établissements de santé (SAE) collectés chaque année par le ministère de la Santé auprès des hôpitaux. "Les conclusions de l'article du Point sont entachées de plusieurs erreurs de méthodologie et de raisonnement. (...) Il n'est pas davantage tenu compte des appels adressés par erreur aux centres 15, pour lesquels les appelants raccrochent spontanément en entendant la réponse automatique dont sont dotés certains SAMU", a expliqué la DGOS à l'AFP. "Pour cette raison - mais aussi parce qu'une même personne peut passer des appels multiples - on ne peut en aucun cas affirmer que 4,6 millions de personnes n'ont pas reçu de réponse", a-t-elle souligné.

La DGOS a aussi regretté que "l'absence de réponse dans la SAE par certains établissements sur le nombre d'appels décrochés n'(ait) pas été prise en compte", rappelant que ces données étaient "déclaratives" et ne faisaient pas encore "l'objet d'un recueil uniformisé et automatisé". Dans son classement des taux d'appels décrochés par service de Samu, Le Point avait noté que sept d'entre eux n'avaient pas communiqué au ministère de la Santé les données pour calculer ce chiffre. La DGOS a précisé que des propositions des représentants urgentistes et du conseil national de l'urgence hospitalière pour la formation au Samu et "l'amélioration de la qualité de réponse" étaient "actuellement à l'étude par les services du ministère". Sont menés en parallèle un "programme ambitieux de modernisation des moyens informatiques et téléphoniques des Samu" et une "mission conjointe" entre l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) et l'Inspection générale de l'administration (IGA) pour notamment "réinterroger l'ensemble des numéros d'urgence en France", a-t-elle indiqué. [Avec AFP]

Faut-il restreindre les conditions d'accès au secteur 2?

Herve  Koskas

Herve Koskas

Non

Nous restons dans le gre à grè. L information doit etre claire: pas de surprise ; pas de dessous de table; c'est le but du S2 !. ... Lire plus

 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

Enquête Déontologie
ENQUÊTE. "Certains patients veulent se payer un médecin" : ces plaintes abusives qui embolisent la justice...
15/06/2026
24
Histoire
Clémenceau : le médecin le plus puissant de l’histoire de France a son expo
12/06/2026
20
VSS
"Je hurlais de douleur et leur demandais d'arrêter" : cette enquête révèle l'ampleur des atteintes au...
18/06/2026
13
Infectiologie
Maladie de Lyme : malgré des avancées, des patients toujours en errance
27/05/2026
2
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
16
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3
La Revue du Praticien
Diabétologie
HbA1c : attention aux pièges !
06/12/2024
2