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An I du Ségur de la Santé : "Une année noire pour la médecine libérale", selon le SML

Les accords du Ségur de la santé ont désormais un an. Mais pour le SML, qui dresse un “constat amer” de cette année écoulée pour la médecine de ville, l’heure n’est pas à la fête.  

“Le SML ne peut saluer ce premier anniversaire [...] que comme une année noire de plus pour la médecine de ville”, sanctionne le SML dans un communiqué. Il rappelle, dressant un “constat amer”, que cette dernière “n’a pas fait l’objet des mêmes attentions de la part du Gouvernement” si l’on compare à l’hospitalier et au médico-social. Il réclame un “investissement urgent de 2 milliards d’euros pour sauver et relancer la médecine libérale”.  

Au lieu de se mobiliser pour restaurer l’attractivité de la médecine de ville, en investissant massivement, le Gouvernement a au contraire, selon l’organisation syndicale, continué “d’ignorer la crise profonde que traversent les médecins libéraux, qui s’est encore aggravée avec la crise sanitaire”.  

L’organisation déroule les différentes “atteintes à la profession” subies durant l’année écoulée : accélération du “dépeçage des compétences et des actes médicaux au profit de professions moins qualifiées”, mais aussi privation de “toute perspective d’évolution organisationnelle et de revalorisations tarifaires en confisquant la convention médicale, dont le terme a été repoussé arbitrairement à 2023, afin d’imposer un mode de rémunération forfaitaire dont le seul objectif est d’emporter les médecins ville dans une forme de salariat déguisé”.  

 

Un bon point : l’accélération de la télésanté 

Le syndicat regrette encore que l’action du Gouvernement dans les territoires se soit “bornée à la multiplication des structures comme les centres de santé, ou encore les CPTS et MSP”. Pour l'organisation, “la progression très limitée du nombre de CPTS, trop bureaucratisées, justifie pleinement le soutien aux formes de coordination libérales qui vivent sur le terrain que réclame, avec d’autres, le SML”.  

Le SML concède néanmoins un bon point : l’accélération de la télésanté. Mais émet un avertissement : “Reste que la télésanté ne doit pas devenir le cheval de Troie des régimes obligatoires et complémentaire pour remettre en cause l’indépendance de la pratique médicale avec des outils comme la prescription électronique et le tiers payant.”

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