Droit de prescription des sages-femmes, salaire des médecins intérimaires… Le Parlement entérine une série de mesures du Ségur

15/04/2021 Par Louise Claereboudt
Politique de santé
Le Parlement a définitivement adopté ce mercredi 14 avril une série de mesures principalement pour l’hôpital, dont plusieurs annoncées dans le cadre du Ségur de la santé.
 

La proposition de loi LREM, portée par la députée et rhumatologue Stéphanie Rist, a été approuvée hier par l’Assemblée nationale après un cheminement législatif difficile et marqué par de multiples amputations d’articles, notamment de la part des sénateurs qui ont examiné le texte les 17 et 18 février dernier. Le Parlement adopte ainsi une série de mesures, visant à améliorer le système de santé par la confiance et la simplification, dont plusieurs, non budgétaires, issues du Ségur de la santé, conclu en juillet dernier. L’évolution du métier de sage-femme va pouvoir être concrétisée, comme le demandait la profession. Le texte prévoit une possibilité pour les maïeuticiennes de “prescrire tous les actes, produits et prestations strictement nécessaires à l’exercice de leur profession”. Cela leur permettra d’adresser une patiente à un médecin spécialiste, ou encore de prescrire des arrêts de travail de plus de 15 jours.

D’autres professionnels de santé, comme les masseurs-kinésithérapeutes ou encore des paramédicaux, voient également leurs prérogatives s’élargir. Face à la levée de boucliers des syndicats médicaux, la création d’une “profession médicale intermédiaire”, prévue initialement dans le texte, a quant à elle été supprimée du texte. Seule une simple demande de rapport est prévue. Jugés “ruineux pour les finances” des établissements de santé par Stéphanie Rist, les excès salariaux de l’intérim médical sont aussi désormais encadrés. Le texte prévoit de maîtriser les rémunérations de certains médecins intérimaires. Il réintroduit une disposition supprimée par le Sénat qui offrait la possibilité au comptable public de bloquer le paiement d'un contrat de vacation dont la rémunération dépasse les plafonds légaux et au directeur d'ARS de déférer un contrat illégal devant la justice administrative. Enfin, le texte ouvre la voie à une simplification de la gestion des hôpitaux, un encadrement de la gouvernance de ces structures, en donnant plus de poids aux chefs de services, ainsi qu’au personnel médical dans la gestion des établissements.

La fluidification des procédures existantes dans le cadre d’un recrutement est également inscrite, afin “que les postes soient pourvus dans les meilleurs délais”. En ce sens, plus de poids est donné aux “acteurs de terrains”, notamment au directeur de l’hôpital de l’établissement support du groupement hospitalier de territoire, “en lui permettant, à titre expérimental, de décider seul de la création de poste de praticien hospitalier”.   [avec AFP]

Le montant de la cotisation ordinale vous semble-t-il justifié?

Blue GYN

Blue GYN

Oui

Tout dépend comment on pose la question. - Tout travail mérite salaire et il faut arrêter de râler sur tout et en permanence, (Arr... Lire plus

4 débatteurs en ligne4 en ligne
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

Insolite
Pas d'adresse ni de téléphone... A Angers, ce cabinet qui accueille les patients sans médecin traitant est un...
22/01/2026
6
"Les policiers sont venus arme à la ceinture" : médecins spécialistes en clinique, elles dénoncent des...
15/01/2026
31
Enquête
"Ne plus en faire, c'est un deuil" : pourquoi les médecins renoncent aux visites à domicile
14/01/2026
23
Pédiatrie
Moins de médecins, moins de moyens, mais toujours plus de besoins : le cri d'alerte des professionnels de la...
06/11/2025
14
Histoire
"Mort sur table" : retour sur l'affaire des "médecins de Poitiers", qui a divisé le monde hospitalier
15/12/2025
7
La Revue du Praticien
Diabétologie
HbA1c : attention aux pièges !
06/12/2024
2