Image générée par IA

Image générée par IA

Une infirmière démasque un faux médecin dans un centre de santé

Il se rêvait médecin sans en avoir suivi le cursus. Un homme de 54 ans avait falsifié un diplôme pour exercer dans un centre de santé du centre de Marseille. Démasqué par une infirmière, il a été condamné à trois ans de prison, dont 20 mois avec sursis.

21/07/2025 Par Sandy Bonin
Faits divers / Justice
Image générée par IA

Image générée par IA

Bruno P. s'est toujours rêvé médecin. Plutôt que d'en suivre les études, il a falsifié le diplôme de son cousin et est même allé jusqu'à rédiger une fausse lettre de recommandation pour son "aptitude à exercer une fonction hospitalière", signée par une généraliste en activité. Armé d'une blouse blanche et d'un stéthoscope, Bruno P. est allé démarcher une agence d'intérim médicale, peu regardante sur la vérification de ses diplômes, et a été embauché dans un centre de santé très fréquenté du centre de Marseille. 

Le 15 juillet 2021, Bruno P. a rencontré sa binôme infirmière, qui a très rapidement senti la méprise. "Il a commencé à me parler avec grandiloquence de ses expériences en Afrique, où moi-même j'ai exercé en tant que militaire. J'ai été étonnée de ce qu'il me racontait", confie Adeline Naslot, dans les colonnes de La Provence. Ses doutes se confirment dès la première patiente à qui le faux médecin demande de se déshabiller et prescrit du Monuril pour un simple mal de ventre ; l'infirmière conseille discrètement à la patiente d'aller consulter ailleurs.

Adeline Naslot se rend alors dans le bureau de son responsable pour l'alerter sur Bruno P. "Je lui ait dit : 'Je ne sais pas qui est ce type, d'où il vient, mais je ne veux plus qu'il touche un autre patient !'". Le responsable découvre que le numéro Siret de Bruno P. appartient à un médecin décédé. Le centre de santé met alors fin à la vacation du faux médecin, invoquant des difficultés administratives avec l'Ordre. 

Signalé devant l'instance ordinale, Bruno P. se rend au conseil de l'Ordre où il est accueilli par des policiers. Des perquisitions réalisées à son domicile révèlent des ordonnances falsifiées, un faux passeport, un faux extrait de naissance… Après une détention provisoire de quatre mois, l'homme réussit cette fois à se faire embaucher, à l'aide d'un faux CV, comme directeur d'une maison de retraite aixoise, encaissant jusqu'à 7 000 euros de chèques remis par des résidents.

En janvier 2025, Bruno P. a été convoqué - pour la quatrième fois - devant la justice pour répondre d'exercice illégal de la médecine. Les experts ont décrit le portrait d'un homme "manipulateur, mythomane, ambitieux" et rongé par la "frustration" de ne pas être médecin. Il a écopé de trois ans de prison, dont 20 mois avec sursis, à effectuer sous bracelet électronique. 

[Avec laprovence.com

Faut-il diminuer le remboursement par l'Assurance maladie des médicaments à SMR faible ou modéré?

PETIT BOBO

PETIT BOBO

Non

Supprimer le remboursement des spécialités à SMR faible est une fausse bonne idée. D'une part parce que le coût pour la sécu est... Lire plus

1 débatteur en ligne1 en ligne
Photo de profil de Annie Dehl
Annie Dehl
555 points
Incontournable
Chirurgiens-Dentistes
il y a 1 an
Bien légère condamnation, a quand les prochaines victimes, la justice joue avec la vie des gens. Hallucinant
Photo de profil de sabine alexandre
sabine alexandre
63 points
Médecine générale
il y a 1 an
Je suis surprise, comment avoir un numéro au conseiller de l’ordre ? Et la sécu elle n’a rien vu? Et les clients étaient ils remboursé ?
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

"Le père est une personne à part entière dans la grossesse" : une consultation dédiée encore méconnue par les...
29/07/2026
8
Urgences
Urgences en plein vol ou dans le train : pourquoi des médecins hésitent parfois à répondre à l'appel
13/07/2026
55
Enquête Déontologie
ENQUÊTE. "Certains patients veulent se payer un médecin" : ces plaintes abusives qui embolisent la justice...
15/06/2026
26
"Un médecin n'est jamais en retard : l'heure de convocation n'est pas l'heure de début de la consultation"
21/07/2026
0
Internat
"Il y a un suicide tous les 18 jours" : à bout, les internes désertent leurs stages pour défendre leurs droits
28/04/2023
2
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
16
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3