Image générée par IA

Image générée par IA

"Personnels en danger" : les urgences de Besançon en grève illimitée

10/10/2018 Par Sandy Bonin
Image générée par IA

Image générée par IA

Plus d’une cinquantaine de soignants des urgences ont manifesté, ce mardi après-midi, devant l’entrée principale du CHRU Minjoz de Besançon pour alerter la population sur la détérioration de leurs conditions de travail. Ils ont entamé une grève illimitée.

  Munis de pancartes "trop, c’est trop" ou "les urgences brûlent", et d'un cercueil affublé d’un cinglant diagnostic – "patients/personnels en danger", les soignants étaient postés devant l'entrée du CHRU, relate l'Est Républicain. Des tracts expliquant cette grève ont été distribués aux passants. Le cortège composé de médecins, infirmiers, auxiliaires de régulation médicale, ambulanciers, infirmiers anesthésistes, aides-soignants a ensuite bloqué symboliquement le tramway, puis déambulé sur les voies de circulation voisines.  

"Venir au travail la boule au ventre"

  "C’en est trop, nous n’acceptons plus de travailler dans de telles conditions. Nous avons choisi ces métiers pour prodiguer des soins de qualité, et non pour venir au travail la boule au ventre et en ressortir avec le sentiment du travail mal fait", synthétise le tract du personnel, soutenu par l’intersyndicale. "Une expertise a été menée à notre demande par un cabinet privé. Le 7 septembre, la direction générale du CHRU a claqué la porte d’une réunion durant laquelle devaient être abordées les préconisations de ce rapport", témoignent les grévistes. Une nouvelle réunion du CHSCT est prévue le 25 octobre. Une date clé : la suite du mouvement de grève est suspendue à cette fameuse réunion. De son côté l'inspection du travail enjoint le CHRU à élaborer "un plan d’action à court terme, en sus des actions de moyen ou long terme" pour pallier une situation jugée "dangereuse". Si des actions ne sont pas mise en œuvre, elle menace d'envoyer "un signalement au procureur de la République […] pour infraction de mise en danger délibérée de la vie d’autrui." [Avec l'estrepublicain.fr]

Faut-il diminuer le remboursement par l'Assurance maladie des médicaments à SMR faible ou modéré?

PETIT BOBO

PETIT BOBO

Non

Supprimer le remboursement des spécialités à SMR faible est une fausse bonne idée. D'une part parce que le coût pour la sécu est... Lire plus

1 débatteur en ligne1 en ligne
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

"Le père est une personne à part entière dans la grossesse" : une consultation dédiée encore méconnue par les...
29/07/2026
8
Urgences
Urgences en plein vol ou dans le train : pourquoi des médecins hésitent parfois à répondre à l'appel
13/07/2026
55
Enquête Déontologie
ENQUÊTE. "Certains patients veulent se payer un médecin" : ces plaintes abusives qui embolisent la justice...
15/06/2026
26
"Un médecin n'est jamais en retard : l'heure de convocation n'est pas l'heure de début de la consultation"
21/07/2026
0
Internat
"Il y a un suicide tous les 18 jours" : à bout, les internes désertent leurs stages pour défendre leurs droits
28/04/2023
2
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
16
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3