Image générée par IA

Image générée par IA

Erreur médicale : une femme reçoit 20 séances de radiothérapie sur le mauvais sein

Une femme, atteinte d'un cancer du sein, a subi 20 séances de radiothérapie sur le mauvais sein à l'Institut de cancérologie de Dijon. Cette erreur, qui provient d'une confusion lors de la rédaction de sa prescription médicale, n'a été découverte que lors de la consultation de suivi post-traitement de la patiente. 

24/04/2024 Par Chloé Subileau
Cancérologie
Image générée par IA

Image générée par IA

L'erreur rare, mais grave, s'est produite à l’Institut de cancérologie de Bourgogne, à Dijon. Début 2023, après avoir subi une opération pour retirer sa tumeur, une femme atteinte d'un cancer du sein gauche débute des séances de radiothérapie. Sa première consultation a lieu le 24 janvier 2024, précise France 3. A l'issue de celle-ci, le médecin rédige immédiatement et manuellement une prescription médicale sur le dossier papier de la patiente. Mais le praticien se trompe : "dans la partie plan traitement", il inscrit qu'"un traitement [est] à réaliser sur le sein droit et, dans la partie diagnostic, un diagnostic [doit être fait] sur le sein gauche", explique l'Autorité de sûreté nucléaire, contactée par nos confrères. Cette erreur grave fausse alors la suite du traitement de sa patiente. 

Dans un rapport d'incident, publié le mercredi 10 avril, l'ASN explique, en effet, que cette "erreur" – dont elle a été informée le 27 mars dernier - a abouti "au contourage du sein droit au lieu du sein gauche" de la patiente. "[Cela] a conduit à réaliser la totalité du plan de traitement du mauvais côté, soit 20 séances et une dose totale délivrée de 50 Gy", développe l'ASN. 

Il aura fallu plus d'un mois pour que l'équipe médicale s'aperçoive de l'erreur. En effet, "les étapes ultérieures, y compris le contourage et les différentes validations, n’ont pas permis d’identifier cette erreur, qui n’a été détectée que lors de la consultation de suivi post-traitement", indique l'ASN, dans son rapport.  

Classé en incident de niveau 2 (sur 7) par l'autorité, cet "événement" est susceptible d'occasionner "une altération modérée d'un organe ou fonction" de la patiente. Selon le Dr Edouard Lagneau, oncologue-radiothérapeute à l'institut de cancérologie de Dijon, cette dernière n'aurait toutefois "pas de séquelles". "Le traitement n'a pas généré d'effets secondaires, mis à part quelques effets cutanés de type rougeurs, mais qui se sont résorbées par la suite." 

Concernant une éventuelle propagation de la maladie dans le sein gauche de la patient – dont les cellules cancéreuses n'ont pas été traitées -, le médecin se veut aussi rassurant. "Les recommandations nationales sont de commencer les radiothérapies dans les trois mois post-opératoires. On a pris du retard, mais on reste dans le délai", indique le Dr Edouard Lagneau 

"Un nouveau plan de traitement lui a été proposé pour traiter le sein qui aurait dû l'être", conclut de son côté l'ASN, précisant qu'une "analyse des causes profondes de ces événements […] est en cours".  

[avec France 3

Faut-il diminuer le remboursement par l'Assurance maladie des médicaments à SMR faible ou modéré?

PETIT BOBO

PETIT BOBO

Non

Supprimer le remboursement des spécialités à SMR faible est une fausse bonne idée. D'une part parce que le coût pour la sécu est... Lire plus

5 débatteurs en ligne5 en ligne
Photo de profil de HENRI BASPEYRE
HENRI BASPEYRE
15,8 k points
Résistant
Chirurgie générale
il y a 2 ans
la médecine française n'est plus la meilleure du monde!
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

"Le père est une personne à part entière dans la grossesse" : une consultation dédiée encore méconnue par les...
29/07/2026
8
Urgences
Urgences en plein vol ou dans le train : pourquoi des médecins hésitent parfois à répondre à l'appel
13/07/2026
55
Enquête Déontologie
ENQUÊTE. "Certains patients veulent se payer un médecin" : ces plaintes abusives qui embolisent la justice...
15/06/2026
26
"Un médecin n'est jamais en retard : l'heure de convocation n'est pas l'heure de début de la consultation"
21/07/2026
0
Internat
"Il y a un suicide tous les 18 jours" : à bout, les internes désertent leurs stages pour défendre leurs droits
28/04/2023
2
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
16
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3