La fin de la Paces décryptée par le cerveau de la réforme | egora.fr
PUB

Vous êtes ici

A+ A-

La fin de la Paces décryptée par le cerveau de la réforme

On en sait enfin plus sur le système qui remplacera la Paces tant décriée, dès la rentrée 2020. Le Pr Jean-Paul Saint-André, qui a dirigé la concertation, a remis ce mardi son rapport à Agnès Buzyn et Frédérique Vidal. Pour Egora, il détaille la réforme et apporte un éclairage important sur ce qui attend les étudiants.

 

 

Egora.fr : Après le bac, un étudiant qui voudrait faire des études de médecine aura deux grandes options : une licence ou un Portail santé. Pouvez-vous nous expliquer d'abord cette année de Portail santé ?

Pr Jean-Paul Saint André : Le Portail santé, pour commencer par le plus important, n'est pas une filière sélective. Elle sera accessible sur ParcourSup, comme toutes les autres filières non sélectives, avec une capacité d'accueil qui sera définie. Le ministère demandera à ce que la capacité d'accueil à venir ne soit pas inférieure à sa capacité d'accueil actuelle.

En ce qui concerne le programme, il y a un travail complémentaire à faire. Il est certain qu'une partie du programme reprendra un certain nombre de choses, en particulier en biologie mais aussi en sciences humaines, qui font aujourd'hui partie du programme de la Paces. Ce qui sera demandé, c'est qu'il y ait des éléments de programme, des unités d'enseignements, voire quelque chose qu'on peut identifier comme une mineure, qui permettent à un étudiant de préparer une éventuelle orientation vers une autre filière que les filières santé, en cas d'échec aux épreuves de sélection, ou bien parce qu'il a réfléchi et qu'il souhaite autre chose, puisque qu'il y aura dans cette formation un travail d'accompagnement sur le projet professionnel.

On peut imaginer qu'une partie des enseignements de Portail santé soient constitués autour de la biologie, qu'une autre partie puisse être constituée autour des sciences humaines depuis le droit jusqu'à la psychologie, et qu'une autre partie soit constituée autour des sciences exactes, que ce soit physique chimie ou sciences de l'ingénieur. On pourrait avoir des blocs, qui vont permettre à un étudiant de s'orienter en fonction de son appétence, en fonction de son cursus préalable au lycée, de manière à préparer son projet professionnel vers d'autres cursus, en sciences humaines ou plus sciences de l'ingénieur.

 

Concernant le cursus au lycée, on a pu lire qu'il y aurait obligation d'avoir suivi trois ans de SVT… Est-ce vraiment un critère ?

Non, ce n'est pas du tout d'actualité. J'ai vu passer ça. Je ne sais pas d'où ça sort, mais ça n'est pas prévu. Cette réforme d'entrée dans les études de santé coïncide presque avec la réforme du Bac et c'est vraiment intéressant. On peut imaginer que si on veut aller vers un Portail santé, on puisse faire des choix d'options en Première et en Terminale qui soient plus SVT ou sciences exactes, les deux sont envisageables. Mais si on choisit des options qui sont plus sciences humaines, on peut tout à fait accéder aux études de santé, plutôt en passant par une licence correspondante, en sciences économiques et sociales par exemple avec une mineure santé, comme ce sera proposé dans de nombreuses universités.

 

Venons-en à la seconde voie. C'est une année de licence, voire plus, au terme de laquelle l'étudiant pourra postuler en médecine…

Une année de licence validée, voire deux. L'option d'une entrée après la troisième année sera sans doute une option très minoritaire. Cette voie d'entrée sera possible aussi bien pour ceux qui...

29 commentaires

D'accord, pas d'accord ?
Débattez-en avec vos confrères.

Vous n'avez pas de compte ?

Inscrivez-vous gratuitement

 

Site d’informations médicales et professionnelles,
Egora.fr s’adresse aux médecins, étudiants des facultés de médecine et professionnels de santé (infirmier, kiné, dentiste…). Nous traitons des sujets qui font le quotidien des médecins généralistes (démographie médicale, consultation, rémunération, charges, relations avec la CPAM, FMC, remplacement, annonces) et plus largement de tout ce qui concerne l’actualité santé : pathologies, médicaments, hôpital, recherche, sciences…