"Une refonte complète des études de médecine" dès 2020

18/09/2018 Par Egora
Enjeu : former "mieux" et plus de médecins.

Pour Emmanuel Macron, le système actuel est "absurde" : "c'est un gâchis qui concerne chaque année 25 000 étudiants, qui passent du statut d’excellent lycéen à celui qui échoue", alors que dans le même temps la pénurie de médecins conduit à recourir massivement à des vacataires et à des diplômés de l'étranger. Le concours de la Paces, "acronyme synonyme d'échec", sera supprimé "dès 2020" a donc annoncé Emmanuel Macron. Mis en place en 1971, le numerus clausus sera supprimé. Mais une forme de sélection sera maintenue pour ne pas "rogner sur l'excellence de la formation", a précisé l'Elysée. Les contours du nouveau système sont encore flous, mais les modalités d'accès aux futures études de sanét seront "précisées d'ici Noël" a assuré la ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, à l'AFP.  Pour passer à l'année supérieure, les étudiants en médecine devront avoir le niveau de compétences et de connaissances requis, à l'instar des étudiants d'autres filières comme le droit. Les études de médecine reviendront ainsi "dans le droit commun".  Les passerelles seront facilitées afin de permettre aux étudiants venant d'autres licences de "rejoindre ce cursus". Reste à savoir dans quelle mesure les capacités de formation des universités seront limitées.  "On travaille à la fois avec les organisations étudiantes, les professionnels de santé, les centres de formation, les facultés de médecine, de santé, etc., de façon à définir quelles seront" ces différentes voies d'accès "aux différentes formations", a développé Frédérique Vidal. "Ce sera différent pour les formations à bac +3, avec a minima une entrée au niveau de la deuxième année", tandis que l'entrée en médecine pourra intervenir "plus tard"... Autant de "choses qui vont être discutées et précisées d'ici Noël", selon la ministre. Les ministres de la Santé et de l'Enseignement supérieur ont par ailleurs rappelé que les ECNi disparaitront en 2022 "au profit d'une procédure d'admission qui fera toute sa place aux connaissances, aux compétences et au parcours de l'étudiant".

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Marie GILARDI

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