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Dix raisons qui expliquent le désamour ressenti par les médecins

Alors que la France se trouve embourbée dans une troisième vague de Covid, un peu plus d'un an après le début de l'épidémie, l'admiration vouée au corps médical semble un lointain souvenir. Pour cette médecin blogueuse, dix raisons peuvent expliquer la non-considération, voire le mépris, ressentis par les médecins. "Il est temps que le corps médical travaille à retrouver le chemin de l'estime de lui-même et de l'estime des autres."

Billet initialement publié sur le Blog "Cris et chuchotements médicaux" par le Dr Lagneau, gastro-entérologue libérale. 

Dans la crise Covid, les médecins sont les acteurs les plus indispensables, et les plus essentiels. Personne ne peut nier ce fait.

Et pourtant, hormis quelques applaudissements qui occupaient les emmurés du premier confinement, et surtout, permettaient de discuter avec ses voisins, l’implication de l’ensemble du corps médical ne recueille pas la valorisation qu’elle mérite. Mais pourquoi ?

Les raisons de la non-considération, voire du mépris que les médecins perçoivent à leur égard, ne viennent pas seulement des désordres fonctionnels, que sont l’ARS, la DGOS, les instances, l’administratif, la consultation sous payée, les patients qui considèrent la médecine comme un dû….

Les médecins eux-mêmes détiennent une bonne partie des raisons de cette sorte de désamour,

 

Et pourquoi donc ?

1. Les médecins sont trop en attente de reconnaissance

Ils aimeraient que leurs mérites soient reconnus. Par exemple leur mobilisation sans faille, largement démontrée dans le cas présent de la crise Covid, et qui continue avec la mobilisation vaccinale.

Malheureusement, on vit dans un monde ou l’écoute et l’attention ne reviennent pas à celui qui fait du bon travail tout seul dans son coin, mais à celui qui crie le plus fort, qui se met le plus en avant. On vit dans un monde où il est plus habituel de pointer la moindre faille de celui qui fait son boulot le mieux possible. Et les médecins sont une cible désignée de la critique à la moindre faille, car ils sont visibles et importants, donc criticables, et se défendent mal.

 

2. Les médecins n’ont pas de considération les uns envers les autres, avec parfois des piques, voire du mépris publiquement affiché. Il existe bien une solidarité, mais je la dirais.. en pointillé.

Les hospitaliers s’opposent aux libéraux, les secteurs 1 aux secteurs 2, les généralistes aux spécialistes, les médecins des villes aux médecins des champs, les médecins de terrain, aux médecins de télé...

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