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Chéri(e), n’éteins pas la lumière ! Ou quand la luminothérapie permet de relancer la libido masculine.

Les saisons, du fait d’une luminosité variable, influencent notre activité sexuelle via le système neuroendocrine. En effet, le circuit rétinohypothalamique est activé par la lumière ; quand l’exposition à la lumière cesse, il n’y a plus de stimulation, via ce circuit, des noyaux paraventriculaires de l’hypothalamus, l’inhibition pinéale cesse et la sécrétion de mélatonine devient maximale. Or la mélatonine accroît la sécrétion de prolactine, laquelle influence négativement l’activité sexuelle. D’où l’idée de certains d’inhiber l’activité de la glande épiphysaire (ou glande pinéale) par une luminothérapie afin de restaurer une libido en panne.

Lors du 29e congrès du European College of Neuropsychopharmacology, qui vient de se tenir à Vienne (Autriche), des auteurs italiens ont présenté les résultats d’une telle option thérapeutique. Leur étude a porté sur 38 patients de sexe masculin adressés au département d’urologie en raison d’une baisse de libido sans qu’une cause organique ou psychologique permette de l’expliquer. Ces patients ont été randomisés en deux groupes, un groupe soumis à une luminothérapie (30 minutes d’exposition à une lumière blanche avec filtrage des ultraviolets dès le réveil, entre 7 et 8 heures le matin), un groupe recevant un placebo. A l’inclusion, tous les patients étaient comparables, y compris leur niveau de testostéronémie. Après deux semaines de traitement, les patients soumis à la luminothérapie avaient une nette augmentation de leur activité et satisfaction sexuelles par rapport à To et aux patients du groupe placebo. Quant aux taux plasmatiques de testostérone, ils passaient de 2.1 à 2.3 ng/ml avant traitement à 3.6 ng/ml après deux semaines de traitement dans le groupe actif alors qu’ils ne subissaient pas d’évolution dans le groupe témoin.

Ces résultats tendent donc à montrer qu’une simple luminothérapie pourrait suffire à restaurer une libido masculine en panne, du moins quand celle-ci ne trouve pas d’explication organique ou psychologique.

Sources : 

D. Koukouna et coll. Light therapy as a treatment for sexual dysfunction; focus on testosterone levels. Abstract P.4.b.010 présenté le 19 septembre au 29e congrès du European College of Neuropsychopharmacology (ECNP)
http://www.ecnp-congress.eu/programme/provisional_programme.aspx#

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