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Maltraitance infantile : des conséquences multiples

Alors qu’Adrien Taquet, secrétaire d'Etat à la protection de l'enfance, a présenté le 15 octobre sa stratégie nationale de protection de l'enfance, le dernier bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH paru le 15 octobre) a dressé un tableau des données scientifiques existantes concernant l’épidémiologie et les conséquences à court et long terme de la maltraitance sur le développement de l’enfant.

Chaque année, environ 50 000 plaintes pour violences physiques sur enfant sont déposées et 20 000 pour agressions sexuelles. Et chaque jour, 90 appels sont traités par le plateau d’écoute du 119, le numéro de l’enfance en danger, et 40 informations préoccupantes sont signalées, rappelle ainsi Adrien Taquet, qui signe l’éditorial de ce BEH. En outre, selon l’Observatoire national de la protection de l’enfance, 67 enfants sont décédés de mort violente au sein de la famille en 2017.

Pourtant, « en France, il n’existe pas de données exhaustives et nationales qui permettent une surveillance épidémiologique », précise de secrétaire d’état. Dans ce contexte, une étude a pour la première fois permis de fournir une estimation de la prévalence de la maltraitance physique. Elle a concerné les enfants de moins d’un an hospitalisés en raison d’une telle maltraitance, et a été obtenue à partir des données du Programme de médicalisation des systèmes d’information (PMSI), sur la période 2007-2014. Cette prévalence a ainsi été estimée entre 0,04% et 0,11%. Les auteurs ont par ailleurs mis en évidence un taux élevé de mortalité intra-hospitalière à un an chez ces enfants, estimée entre 2,56 et 3,13% %, soit un taux 10 fois plus élevé chez les enfants maltraités que chez les autres enfants hospitalisés. Les auteurs concluent que « toute lésion traumatique chez un enfant de moins d’un an devrait donner lieu à une suspicion de maltraitance jusqu’à preuve du contraire ».

Une autre étude du BEH a par ailleurs permis d’établir que l’incidence des traumatismes crâniens infligés par secouement (TCIS) – ou syndromes du bébé secoué- est comprise entre 22,1 pour 100 000 naissances vivantes, et 52,4 pour 100 000, selon la définition utilisée. Les conséquences de la maltraitance infantile sont...

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