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Intelligence artificielle : à quoi doivent s’attendre les médecins

Le rapport Villani a mis sur le devant de la scène les possibilités immenses que peut apporter l’intelligence artificielle en matière de santé et de médecine. Il souligne aussi les transformations majeures auxquelles patients, professionnels de santé et pouvoirs publics devront s’adapter.

Dans le rapport Villani sur l’intelligence artificielle (IA), la santé constitue, avec l’environnement, les transports-mobilités, et la défense-sécurité, l’un des 4 secteurs prioritaires sur lesquels les auteurs recommandent de concentrer les efforts de développement, avec une logique de mettre en place des applications et des usages "qui contribuent à améliorer notre performance économique ainsi que le bien commun" souligne le rapport. Il s’agit en particulier d’améliorer la détection précoce des pathologies, la médecine des 4P (médecine personnalisée, préventive, prédictive, participative), la disparition des déserts médicaux, ... "Ces enjeux et défis affichés de politique industrielle […] dépassent le sujet de l’IA, mais pourraient contribuer à donner un terrain favorable à son développement", ajoute Cédric Villani.

 

Le Deep patient

 

La masse de données manipulées dans le secteur médical ouvre des perspectives innombrables pour l’intelligence artificielle, dans l’objectif d’améliorer la santé du patient, à tous les niveaux de la prise en charge. Elle pourrait ainsi permettre de prédire l’apparition d’une maladie, mieux détecter les symptômes, faire un suivi prédictif de la pathologie, exploiter les résultats d’analyse (imagerie médicale…), formuler des propositions thérapeutiques personnalisées, et participer à la détection des effets secondaires des traitements. Le patient se retrouve au centre d’une masse d’informations qui permet de retracer une image extrêmement précise de son état. C’est la notion de Deep patient. "De plus en plus, le recueil des symptômes ne se fait plus seulement lors de la consultation du patient avec son médecin, mais à travers un ensemble de capteurs intégrés à l’individu (objets de quantified self, apps de santé sur le smartphone, véritable "laboratoire d’analyses médicales distribuées") ou à son environnement (objets de mesure de la pollution, du stress sonore) qui permettent d’agréger une grande quantité de données puis de les analyser de manière automatisée" explique l’auteur du texte, Cédric Villani. Ces éléments devraient...

Sources : 

Rapport "Donner un sens à l’intelligence artificielle" de Cédric Villani, 29 mars 2018. Rapport ‘Intelligence artificielle et travail » de France Stratégie, 29 mars 2018

https://www.aiforhumanity.fr/pdfs/9782111457089_Rapport_Villani_accessible.pdf

http://www.strategie.gouv.fr/sites/strategie.gouv.fr/files/atoms/files/fs-rapport-intelligence-artificielle-28-mars-2018_0.pdf

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