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Cancer de l’ovaire : des résultats prometteurs avec les inhibiteurs de Parp

De nouvelles études attestent de l’efficacité sur la survie des inhibiteurs de Parp, pour l’ensemble des patientes atteintes d'un cancer de l’ovaire. Leurs présentations ont constitué l’un des moments phares du congrès de l’European Society for Medical Oncology (Esmo), qui s’est tenu à Barcelone du 27 septembre au 1 er octobre.

Ce cancer, assez rare (environ 5000 nouveaux cas par an), est caractérisé par sa sévérité, liée à un diagnostic souvent au stade avancé et un nombre important de rechutes. En conséquence, le taux de survie n’excède pas 45% à 5 ans, et plus 3000 décès annuels en France sont comptabilisés.

Jusqu’à présent, le traitement des tumeurs avancées reposait sur la chirurgie si possible, une chimiothérapie à base de platine associée au bévacizumab (un anti-angiogénique), suivies du bévacizumab seul en traitement d’entretien.

Mais les choses sont en train de changer avec l’arrivée récente des inhibiteurs de Parp, comme le montre l'essai Paola-1 / Engot-ov25, présenté à Barcelone. Cet essai de phase III est le premier à examiner l'efficacité et la sécurité d'un inhibiteur de la Parp associé au bévacizumab en tant que traitement d'entretien de première intention chez toutes les patientes atteintes d'un cancer de l'ovaire, qu’elles présentent ou non une mutation du gène BRCA.

806 patientes atteintes d'un cancer de l'ovaire de stade III / IV et répondant en tout ou en partie à une chimiothérapie standard à base de platine et au bévacizumab ont été inclues. Les résultats ont montré une nette amélioration de la survie sans progression de 22,1 mois dans le groupe olaparib, contre 16,6 mois dans le groupe placebo (RR 0,59 ; intervalle de confiance IC à 95% 0,49–0,72 ; p <0,0001). Et ce, sans augmentation des effets indésirables par rapport au placebo. Le gain de survie était encore plus marqué chez les patientes porteuses d’une mutation BRCA et chez ceux présentant un déficit de la recombinaison homologue (HRD), avec des risques relatifs de respectivement 0,31 et 0,33.

La survie sans progression médiane avec l'olaparib a atteint 37,2 mois chez les patients porteurs d'une mutation BRCA et chez les patients présentant un HRD. Pour le Dr Ana Oaknin, (Institut d’oncologie Vall d’Hebron de Barcelone): "L'association du bévacizumab et de l'olaparib en tant que traitement d'entretien devrait devenir une nouvelle norme de traitement pour les patientes atteintes d'un cancer de l'ovaire avancé. […] Cet essai constitue une avancée significative dans le traitement de ces femmes".

D'autres essais positifs avec d’autres inhibiteurs de la Parp ont aussi été présentés à Barcelone pour le traitement du cancer de l’ovaire avancé. Ainsi, dans l'essai Prima, l'administration de niraparib après la chimiothérapie de première intention a significativement amélioré la survie sans progression.  Et dans l'étude Velia / GOG-3005, le veliparib intégré à la chimiothérapie de première intention, puis au traitement d'entretien, a significativement prolongé la survie sans progression, quelle que soit la réponse au traitement de première intention.

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