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Compléments alimentaires contenant de la berbérine : vigilance chez les femmes enceintes et les enfants

26/11/2019 Par Marielle Ammouche
Nutrition
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L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) attire l’attention sur les dangers potentiels associés aux compléments alimentaires contenant de la berbérine.

Cette substance est un alcaloïde isoquinoléique issu de différentes plantes, que l’on trouve actuellement dans la composition de divers compléments alimentaires qui sont, le plus souvent, consommés dans l’objectif de réguler la glycémie et/ou la cholestérolémie. Cependant, aucune allégation de santé n’est autorisée à ce jour pour les plantes à berbérine. L’Anses a donc décidé de faire le point sur les effets sanitaires et éventuels dangers liés à cette substance. Leurs conclusions viennent d’être rendues publiques. Il en ressort que la sécurité d’emploi des compléments alimentaires contenant de la berbérine « ne peut être garantie à ce jour ». Les données manquent pour définir une dose minimale associée à des effets pharmacologiques (lesquels définissent un médicament). La berbérine est, en effet, à l’origine d’effets cardiovasculaires (effets sur la pression artérielle et le rythme cardiaque), nerveux (effets anticonvulsivants, antidépresseurs et analgésiques), immunitaires (effets anti-inflammatoires et immunosuppresseurs) ou encore sur le métabolisme (effets hypoglycémiants et hypolipémiants) à partir de 400 mg/jour chez l’adulte. Mais « l’examen des données ne permet pas d’exclure que des effets pharmacologiques puissent se produire à des doses inférieures y compris en dessous ». En outre, aucune dose journalière maximale en berbérine n’est définie pour ces compléments. En conséquence l’agence recommande aux enfants et adolescents, aux femmes enceintes et allaitantes et à certaines populations à risque « d’éviter toute consommation de compléments alimentaires à base de berbérine ». L’Agence rappelle également que la berbérine peut interagir avec de nombreux médicaments, risquant de compromettre l’efficacité de certains.

Faut-il diminuer le remboursement par l'Assurance maladie des médicaments à SMR faible ou modéré?

Thierry Wattelle

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