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Variole du singe : l'OMS appelle à la vigilance après la contamination d'un chien à Paris

Un premier cas de transmission de la variole du singe de l’homme au chien a été rapporté le 10 août dans la revue The Lancet. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé ce mercredi 17 août les personnes infectées à éviter les contacts avec leurs animaux domestiques.

 

Plus de 35.000 cas de Monkeypox ont été enregistrés par l’Organisation mondiale de la santé à ce jour, ainsi que 12 décès liés au virus. Près de 7.500 cas ont été détectés la semaine dernière, ce qui représente une hausse de 20% par rapport à la semaine précédente. La plupart des cas sont apparus en Europe ou sur le continent américain, a précisé le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’organisation onusienne, lors d’une conférence de presse ce mercredi. Les cas concernent essentiellement des hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes.

Cependant, un premier cas de transmission de l’homme au chien a été rapporté mi-août dans la revue The Lancet. Deux hommes contaminés et vivant sous le même toit, à Paris, ont transmis le virus à leur lévrier. "C'est le premier cas rapporté de transmission de l'être humain à l'animal [...] et nous pensons que c'est la première fois qu'un chien est infecté", a indiqué Rosamund Lewis, responsable technique à l'OMS pour la variole du singe.

Les experts étaient néanmoins conscients "du risque théorique" et "de nombreuses agences de santé publique avaient déjà prévenu les personnes infectées de se tenir éloignées de leurs animaux domestiques", a-t-elle ajouté. La responsable technique a souligné l’importance de la gestion des déchets afin de réduire le risque de contamination des rongeurs et autres animaux non domestiques, et ainsi limiter la propagation du virus à l'extérieur.

Cette transmission de l’homme à l’animal suscite des inquiétudes concernant une mutation potentiellement plus dangereuse. Selon Rosamund Lewis, on ne dispose pas, à ce stade, de données permettant de confirmer que c’est le cas pour la variole du singe. "Il est néanmoins certain que dès que le virus se déplace dans un autre environnement touchant une autre population, il y a évidemment une possibilité qu'il se développe différemment et mute différemment", a-t-elle précisé.

Le directeur des situations d’urgence à l’OMS, Michael Ryan, a indiqué que la principale préoccupation concerne les animaux non domestiques. "La situation la plus dangereuse survient lorsqu'un virus se déplace dans une petite population mammifère avec une forte densité d'animaux", a-t-il dit. "C'est à travers le processus d'un animal infectant le suivant et le suivant et le suivant que l'on voit une rapide évolution du virus."

Il s’est montré plus rassurant sur les animaux domestiques : "Je ne pense pas que le virus évolue plus vite avec un seul chien qu'avec une seule personne." "Les animaux de compagnie ne sont pas un risque", a-t-il poursuivi, appelant néanmoins à la vigilance.

[avec AFP et The Lancet]

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