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Programme santé de Macron : "On va faire du travail d'orfèvre"

emmanuel macron santé

Comment est-ce que l'on pense l'interaction contractuelle entre ces différents acteurs qui pourraient être amenés à travailler ensemble ? A partir de là, on pourra envisager d'expérimenter dans les territoires, auprès de professionnels de santé volontaires, des modes de financement innovants type financement à l'épisode de soin ou au parcours.

 

Il ne s'agira donc au départ que d'expérimentations… Qu'en sera-t-il du développement des forfaits souhaité par de nombreux syndicats de jeunes médecins ?

Nous serons tout à fait dans cette logique. Le financement à l'épisode de soin ou au parcours va même au-delà de la question du forfait. Prenons l'exemple d'un patient qui doit être opéré pour la pose d'une prothèse totale de hanche. Aujourd'hui, il va avoir des soins avant la chirurgie, d'autres liés à la chirurgie, des soins de suite, éventuellement de la rééducation… Chaque étape est payée distinctement, à l'acte en médecine de ville, et à l'activité à l'hôpital. La question est de se dire : ne pouvons-nous pas faire confiance aux acteurs pour qu'ils puissent s'organiser et proposer des modèles qui leurs correspondraient dans les territoires ? Ne peut-on pas avoir un financement global pour cet épisode de soin qui serait réparti entre les différents professionnels ? La répartition relèverait des professionnels eux-mêmes. Ça ne serait pas un modèle imposé.

Evidement, il faudra expérimenter. On ne peut pas généraliser du jour au lendemain un modèle comme cela. Ça ne marcherait pas, on braquerait tout le monde. On rentre là dans quelque chose de totalement nouveau. C'est ce qui se passe beaucoup en Europe du Nord ou aux Etats-Unis, notamment, et ça marche très bien. On gagne en pertinence et en efficience des soins et la totalité des gains est reversée aux professionnels, au titre de la revalorisation, ou pour pouvoir investir dans l'innovation organisationnelle ou technologique. Cela répond à la demande des syndicats médicaux qui nous disent : "laissez-nous expérimenter, innover et nous organiser différemment". Nous disons "chiche on peut le faire", mais la puissance publique doit être là pour garantir la qualité et la pertinence des soins.

Sur les paiements forfaitaires, la politique conventionnelle doit être respectée. On constate effectivement qu'il y a une volonté des jeunes depuis un certain nombre d'années d'avoir des modes de rémunération qui soient différents du seul paiement à l'acte. Tout cela sera discuté et concerté avec les professionnels.

 

Quel est le positionnement d'Emmanuel Macron sur les dépassements d'honoraires ?

Il souhaite un meilleur remboursement des dépassements d'honoraires par les complémentaires santé. Il ne remet pas en question le secteur 2.

 

Vous comptez doubler le nombre de maisons de santé. Beaucoup de maisons de santé peinent à trouver des médecins, quelle sera votre solution ?

En fait, nous voulons les tripler parce que il y en a 1000 aujourd'hui et nous voulons en rajouter 2000. On ne veut pas faire des maisons de santé pour le plaisir de faire des maisons de santé...

 

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