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Epidémies au CHU de Nantes : deux nouveau-nés décédés des suites d'infections nosocomiales
Les services de réanimation et soins intensifs de néonatologie de l'établissement font face à une série d'épidémies depuis 2022. Le non respect des règles d'hygiène est pointé.
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Deux décès de nouveau-nés imputables à des infections nosocomiales sévissant depuis 2022 ont été enregistrés dans deux unités de néonatologie du CHU de Nantes, a fait savoir l'établissement lundi 5 octobre, confirmant une information du média Presse Océan.
"Plusieurs épisodes infectieux ont affecté les unités de réanimation néonatale et de soins intensifs de néonatalogie du CHU de Nantes [qui prennent en charge 850 enfants par année, NDLR], deux décès reconnus comme imputables ayant été déplorés", précise l'établissement, dans un communiqué. Selon Presse Océan, ces deux décès ont été enregistrés depuis l'été 2025.
Deux autres cas de méningite ont, par ailleurs, été détectés chez des nouveau-nés, affirme le CHU, sans préciser combien d'enfants ont, en tout, été concernés par les différentes infections relevées.
Mesures de prévention, audit…
"Les épisodes ayant entraîné les conséquences les plus graves sont aujourd'hui maîtrisés. Une seule épidémie demeure en cours, celle liée au SARM [Staphylococcus aureus résistant à la méticilline, NDLR]. Elle fait l'objet d'une surveillance renforcée et aucun décès ne lui est directement imputable à ce jour", affirme le CHU.
L'établissement explique avoir mis en place un ensemble de mesures de prévention et de surveillance (port systématique du masque, hygiène des mains…). De plus, un audit a été réalisé en janvier 2026 par le Centre d'appui pour la prévention des infections associées aux soins des Pays de la Loire (CPIAS). D'après Presse Océan, celui-ci a relevé la "persistance de pratiques non-conformes, concernant à la fois le personnel médical, paramédical et les intervenants extérieurs au service".
Des règles d'hygiène non-respectées ?
Selon la direction du CHU, citée par nos confrères, l'adhésion de l'équipe médicale et soignante "aux règles d'hygiène qui s'imposent dans un service de soins" est "aléatoire". Le personnel, de son côté, se défend, pointant "des causalités externes", comme des "conditions de travail dégradées" ou la "configuration architecturale" des locaux qu'il juge inadaptée.
Une autre mission d'expertise externe à l'établissement a été mandatée en juin 2026 afin d'évaluer les pratiques en place et d'analyser les facteurs pouvant contribuer à la transmission des bactéries. Les résultats sont attendus "prochainement", indique le CHU.
Pour l'heure, la direction de l'hôpital estime que la principale hypothèse, pour expliquer ces épisodes épidémiques, est la "transmission manuportée des germes", peut-on lire dans Presse Océan.
[avec AFP et Presse Océan]
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