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Top départ pour le projet de numérique en santé “Paris Santé Campus”

En visite à l'Institut hospitalo-universitaire Imagine de l'hôpital Necker (AP-HP), vendredi 4 décembre, le président de la République a donné le coup d’envoi du vaste projet “Paris Santé Campus”. Ce centre public-privé, axé sur le numérique en santé, réunira des équipes de l’Inserm, CNRS, AP-HP, ou encore du Health Data Hub et de Dassault Systèmes.

 

Devenir le leader mondial de recherche numérique en santé : voici l’objectif du vaste projet “Paris Santé Campus” qu’Emmanuel Macron a officiellement lancé vendredi 4 décembre. Doté d’un budget initial de 400 millions d’euros, ce lieu unique permettra à de multiples acteurs publics et privés de se réunir : Inserm, CNRS, AP-HP, Agence du Numérique du ministère de la Santé, INRIA, Health Data Hub, Sanofi, Dassault System, France Biotech, etc.

Ce campus accueillera des activités de formation et de recherche : les travaux porteront en particulier sur les bio-productions (comme les nouveaux vaccins ARN). Une véritable pépinière pour les start-up. Emmanuel Macron espère aussi y voir une occasion de retrouver une souveraineté dans le domaine des données. Un espoir que partage le président de l’Inserm y voit également la possibilité “d’accélérer la diffusion” de l’intelligence artificielle.

L’IA “va nous permettre de faire des découvertes importantes dans les maladies infectieuses, mentales ou chroniques”, a assuré Gilles Bloch. Récemment, “une intelligence artificielle de Google” a en effet réalisé “une percée majeure en biologie fondamentale, permettant de passer de la séquence primaire, c’est-à-dire l’enchaînement des acides nucléiques dans une protéine, à la fonction. L'IA a résolu un mystère que tous les biologistes avaient devant eux depuis 50 ans. Mais une IA de Google, malheureusement.”

Une agence de recherche sur les maladies infectieuses

Lors de sa visite, le président de la République n’a toutefois pas évoqué la création d'une nouvelle agence de recherche sur les maladies infectieuses, qui doit voir le jour dès janvier 2021. Mais la décision est bel et bien actée, assure l’Elysée.

Elle sera hébergée dans les locaux de l’Inserm et rapprochera l’Agence nationale de recherche sur le Sida et les hépatites virales (ANRS) et le consortium REACting qui coordonne la recherche sur les crises sanitaires liées aux maladies infectieuses émergentes (virus chikungunya, Ebola et Covid-19). “Pour être mieux armés face à l'éventuelle émergence d'une autre épidémie [...], il faut des modalités d'intervention, de réaction plus rapides”, a expliqué à l’AFP Gilles Bloch.

Cette agence tâchera de définir les priorités de recherche, de susciter et financer des projets, et de mettre sur pied de nouveaux outils comme les banques d’échantillons par exemple.

 

[avec AFP]

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