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Douleurs articulaires : les résultats sont là

En accompagnement d'un traitement classique ou en cas de contre-indications thérapeutiques, le thermalisme se pose clairement en acteur majeur de la lutte contre la douleur rhumatismale.

 

Les affections rhumatologiques chroniques, en particulier l’arthrose des membres et les rachialgies, représentent en France les indications les plus fréquentes des cures thermales.  La raison en est, outre la forte prévalence dans la population de ces troubles, la pertinence et l’efficacité rémanente des cures thermales sur la douleur et les activités des patients. L’efficacité du thermalisme a été validé dans les affections musculo-squelettiques, et notamment dans les douleurs articulaires, par plus de 80 essais contrôlés et randomisés notamment par l'étude Thermarthrose, publiée en 2009. La cure thermale assure une prise en charge globale, qui traite le surpoids, qui éduque le patient et qui crée du lien social entre les curistes, leur permettant ainsi de sortir de leur douleur. Elle préserve aussi la santé globale du patient en limitant sa consommation d'AINS et de paracétamol.

Les techniques hydrothermales de balnéation, de thermothérapie, de mobilisation, d’exercice sont utilisées dans les affections musculo-squelettiques. Les soins hydrothermaux peuvent, et, souvent, doivent être associés à des mesures complémentaires : techniques rééducatives, actions éducatives, soutien psychologique. Dans tous les cas la douleur doit être évaluée dans sa localisation, son intensité, son expression, son soulagement, son retentissement sur la fonction, la qualité de vie, l’humeur, …

 

Preuves scientifiques

 

De nombreuses méta-analyses et études confirment l’action analgésique de la médecine thermale dans les affections articulaires mécaniques, les rachialgies chroniques, la fibromyalgie, les atteintes péri-articulaires, les rhumatismes inflammatoires. Ces travaux se sont attachés à calculer l’efficacité supplémentaire apportée par le traitement thermal par rapport à une prise en charge classique. Pour ce faire, les auteurs ont réalisé des moyennes pondérées de diminution de la douleur observée dans des essais contrôlés randomisés (ECR) : arthrose du genou : 17 ECR ; lombalgie chronique :10 ECR ; fibromyalgie : 6 ECR. L’analyse des données montre que dans ces études le traitement thermal améliore constamment les patients et le supplément d’efficacité apporté par le traitement thermal est, dans tous les cas de figure, important.

Une enquête portant sur 112 419 curistes (réalisée en 2006 par TNS-SOFRES-Healthcare) avait montré que le soulagement de la douleur avait duré au moins six mois chez les curistes porteurs de douleurs physiques chroniques. Les études ont permis d’observer des améliorations persistantes de la douleur au 9ème mois pour l’arthrose du genou. Et 46% des curistes interrogés dans le cadre de l’enquête jugeaient la cure thermale plus efficace et 49% aussi efficace que les médicaments pour soulager leurs douleurs. Les patients déclarent volontiers une moindre consommation de biens de santé (consultations, médicaments) après la réalisation d’une cure thermale.

Sources : 

P. Queneau et C.-F. Roques : « La médecine thermale – données scientifiques », Editions John Libbey, (mars 2018).

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