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Consommer moins de viande rouge : davantage d’effets sur l’environnement que sur la santé !

Les recommandations diététiques actuelles proposent de limiter la consommation de viande rouge transformée et non transformée, cela aussi bien aux Etats-Unis qu’au Royaume-Uni, ou par l’OMS. En particulier, il a été indiqué que la consommation de viande rouge était potentiellement carcinogène pour l’homme et que la viande transformée l’était plus vraisemblablement.

Toutefois, ces recommandations sont basées sur des études d’observation qui sont donc à haut risque de facteurs de confusion, ce qui a amené le Consortium pour les Recommandations Nutritionnelles à mener une revue systématique avec méta-analyse de toutes les études publiées sur ce sujet afin de réellement faire l’état des lieux et produire des recommandations. L’ensemble est publié dans un numéro récent d’Ann Intern Med

Cinq revues systématiques (1-5) ont donc été menées. Dans l’une (1), analysant le lien entre la réduction de la consommation de viande rouge et de viande transformée d’une part et la mortalité par cancer et l’incidence du cancer dans des études de cohorte d’autre part, il est conclu que des arguments de faible certitude suggérent que la réduction de la prise de 3 plats de viande non transformée/semaine est associée à une très petite réduction de la mortalité par cancer tout au long de la vie, de même pour la viande transformée. Une autre revue portant sur la consommation de viande transformée et de viande rouge et le risque de mortalité globale et d’événements cardiovasculaires indique que sur les études de cohorte, il y a peu d’arguments (qui sont de faible certitude) pour indiquer qu’une réduction de 3 plats par semaine était associée à une très petite réduction du risque de mortalité cardiaque, d’accident vasculaire cérébral, d’infarctus du myocarde et de diabète de type 2, de même pour la viande transformée (2).

Quant aux essais randomisés, les résultats sont assez proches avec, là encore, des arguments de faible certitude indiquant que...

Sources : 
1/ Han M.A. et al. Reduction of red and processed meat intake and cancer mortality and incidence. Ann Intern Med 2019 ; 171 : 711-720.
2/ Zeraatkar D et al. Effect of lower versus higher red meat intake on cardiometabolic and cancer outcomes. Ann Intern Med 2019 ; 171 : 721-731.
3/ Zeraatkar D et al. Red and processed meat consumption and risk for all-cause mortality and cardiometabolic outcomes. Ann Intern Med 2019 ; 171 : 703-710.
4/ Vernooij R.W.M. Patterns of red and processed meat consumption and risk for cardiometabolic and cancer outcomes. Ann Intern Med 2019 ; 171 : 732-741.
5/ Valli C. et al. Health-related and preferences regarding meat consumption. Ann Intern Med 2019 ; 171 : 742-755.
6/ Johnston B.C. Unprocessed red meat and processed meat consumption: dietary guideline recommendations from the Nutritional Recommendations (NutriRECS) Consortium. Ann Intern Med 2019 ; 171 : 756-764.
7/ Carroll A.E. et Doherty T.S. Meat consumption and health: food for thought. Editorial. Ann Intern Med 219 ; 171 : 767-768.
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