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Prévention ou traitement du diabète de type 2 : la supplémentation en oméga-3, oméga-6 ou acides gras insaturés serait sans effet

Les effets des oméga-3, des oméga-6 et des acides gras polyinsaturés sur le métabolisme du glucose et le diabète de type 2 sont mal connus.

Des données expérimentales ont suggéré que les oméga-3 aggravaient le contrôle du diabète et une revue systématique des études d’observation a montré à la fois des bénéfices et des risques. Les oméga-6, théoriquement, ont des effets opposés à ceux des oméga-3 mais les données des études observationnelles ont montré qu’une consommation élevée d’oméga-6 était à la fois associée à une amélioration et à une aggravation du contrôle du glucose !

Ceci a donc poussé une équipe britannique à faire une revue systématique avec méta-analyse de tous les essais randomisés contrôlés d’au moins 24 semaines qui avaient évalué les effets d’une supplémentation en acide α-linolénique, en oméga-3 à longue chaîne, en oméga-6 ou en acides gras insaturés totaux sur le métabolisme glucidique.

Quatre-vingt-trois études randomisées, contrôlées, ont été incluses. Les acides gras oméga-3 à longue chaîne ont peu ou pas d’effet sur la probabilité de faire un diagnostic de diabète (risque relatif = 1 ; IC 95 % = 0.85 à 1.17 sur 58 643 participants, 3.7 % ont développé un diabète). Ils ont aussi peu ou pas d’effet sur les mesures du métabolisme glucidique (pour l’hémoglobine glyquée la différence moyenne est de -0.02 %, -0.07 à + 0.04 % ; pour la glycémie, la différence moyenne est de 0.04, 0.02 à 0.07 mmol/l ; pour l’insulinémie la différence moyenne est de 1.02, -4.34 à 6.37 pmol/l ; pour le HOMA-IR moyen, la différence moyenne est de 0.06 , -0.21 à + 0.33). Il est possible qu’une supplémentation en oméga-3 à longue chaîne à des doses > 4.4 g/jour ait un effet négatif. Les effets de l’acide α-linolénique, des oméga-6 et des acides gras insaturés totaux sur le diagnostic de diabète ne sont pas concluants mais très peu d’effets ont été observés sur la mesure du métabolisme glucidique si ce n’est que l’acide α-linolénique pourrait augmenter l’insulinémie à jeun d’environ 7 %. Il n’y a pas non plus d’argument pour penser que le rapport oméga-3/oméga-6 soit important pour le diabète ou le métabolisme du glucose.

Dans cette étude, la plus complète en termes de revue systématique des essais, il y a donc peu d’arguments pour penser que la supplémentation en oméga-3, oméga-6 ou acides gras insaturés ait un effet sur la prévention et le traitement du diabète de type 2.

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