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ESC 2017: Coronaropathies, le temps de la désescalade thérapeutique

Le congrès de la Société européenne de cardiologie, organisé à Barcelone du 26 au 30 août 2017, a permis de presenter de nombreuses études cliniques, dont plusieurs pourraient modifier les pratiques médicales. C’est par exemple le cas des études comme Tropical-ACS, ou Re-Dual PCI concernant le traitement anti-thrombotique après angioplastie, ou de l’étude Compass, portant sur l’addition d’un anticoagulant direct à l’aspirine chez certains patients coronariens stables, ou porteurs d’une artériopathie périphérique, ou encore de l’étude Pure en nutrition. 

L’intérêt de nouvelles thérapeutiques a aussi été évoqué, comme des stents ultrafins résorbables ou, de manière peut-être plus étonnante en cardiologie, des anticorps dirigés contre l’interleukine 1.  Que ce soit en cas de coronaropathie après angioplastie, en cas de fibrlliation atriale associée, ou même au cours de la phase aigüe de l’infarctus du myocarde, de nouvelles données pourraient permettre d’alléger le traitement des patients.

Certains essais comme Tropical-ACS plaident, comme l’a indiqué le Pr J. Mehili (Munich) “en faveur d’une désescalade thérapeutique du traitement anti-thrombotique chez les patients cardiaques devant subir une angioplastie coronaire ”.  Entreprise chez 2 610 patients avec un syndrome coronaire aigu, cette étude laisse, en effet, penser que l’on peut sans danger réduire l’intensité de l’anti-agrégation plaquettaire après angioplastie. Les deux strategies consistant à administrer pendant un an un anti-agrégant plaquettaire considéré comme très puissant, le prasugrel, ou à administrer l’association prasugrel et clopidogrel durant 2 semaines puis à adapter ensuite le traitement par ces deux anti-agrégants en fonction de l’activité plaquettaire, se sont, en effet, révélées équivalentes pour le critère de jugement primaire  (événements cardiovasculaires et hémorragies) : 7 % dans le groupe avec désescalade thérapeutique contre 9 % pour le groupe traité de manière classique. Ce qui a donc validé l’hypothèse de non-infériorité de cette nouvelle approche thérapeutique (1).  

Réalisée sur 3307 patients, l’étude Nippon, conclut après un suivi de 3 ans qu’il suffit de traiter 6 mois et non 18 mois par double anti-agrégation plaquettaire les patients coronariens angioplastiés avec stent actif. Dans cet essai, les résultats étaient globalement équivalents en termes d’efficacité (nombre de décès cardiaques, infarctus du myocarde, AVC et thrombose de stents) et de...

Sources : 

D’après les communications de : J. Mehili (Munich), M. Nakamura (Tokyo), R. Hofmann (Stockholm), P. Ridker (Boston), lors du congrès de la Société européenne de cardiologie (Barcelone, 26-30 août 2017).

  1. Sibbing D, et al. Lancet. 2017 Aug 25. pii: S0140-6736(17)32155-4. doi: 10.1016/S0140-6736(17)32155-4
  2. Cannon CP, et al. N Engl J Med. 2017 Aug 27. doi: 10.1056/NEJMoa1708454.
  3. Hofmann R, et al. N Engl J Med. 2017 Aug 28. doi: 10.1056/NEJMoa1706222

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