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Quelques infos que vous ne connaissez peut-être pas sur les infections à HPV

Les urologues de l’Association française d’urologie (AFU) se mobilisent pour tenter de diminuer les cancers liés à l’infection par le papillomavirus. Dans un communiqué, ils rappellent quelques informations méconnues qui justifient, pour eux, un renforcement de la vaccination et son extension aux garçons.   

A l’occasion de la rentrée, l’Association française d’urologie (AFU) appelle, dans un communiqué, à une "politique vaccinale adaptée" pour réduire les risques liés aux infections par les papillomavirus. Les urologues avancent ainsi dans ce texte plusieurs raisons justifiant une réelle prise de conscience des pouvoirs publics. Et tout d’abord, le fait que le préservatif n’est pas totalement efficace contre le HPV. "Les infections à HPV sont les seules infections sexuellement transmissibles (IST) qui peuvent être transmises lors de relations sexuelles protégées", affirme ainsi le Dr Charlotte Methorst chirurgien urologue, membre du comité d’andrologie et médecine sexuelle de l’AFU (Cams). Le virus est en effet de petite taille (55 nm), ce qui lui permet de traverser la barrière physique en latex ou en polyuréthane du préservatif. En outre, la pénétration n’est pas obligatoire pour la contamination car le virus est présent sur l’ensemble de la zone génitale, c’est à dire sur les organes sexuels et à leur périphérie, et pas uniquement sur les muqueuses, comme beaucoup le croient. En conséquence, de simples attouchements, peuvent suffire.

Par ailleurs, les infections par le HPV vont bien au-delà des condylomes et des cancers du col utérins. Les cancers de la marge anale ou du pénis, qui étaient rares, sont en pleine expansion avec une augmentation de 20% de leur incidence entre 1979 et 2009. On retrouve la présence de HPV dans 96 % des cancers de la marge anale et dans au moins un tiers des cancers du pénis. "Il existe 180 génotypes différents de papillomavirus", rappelle le Dr Charlotte Methorst. Parmi ces virus, une quarantaine a un tropisme pour la zone génitale.

Et la contamination du partenaire est fréquente. "Lorsqu'une femme est touchée par des lésions dysplasiques au niveau du col (CIN), on retrouve...

Sources : 

Association française d’urologie, 30 aout 2017

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