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"Le déclic s’est fait de manière brutale" : bénévole secouriste lors de l'attentat de l’Hyper Cacher, il devient généraliste

Peu importent les sacrifices que cela lui demande : Guillaume sera généraliste. Âgé de 34 ans, cet ancien gendarme a décidé de reprendre les études de médecine il y a 6 ans. Le déclic ? L’attentat de l’Hyper Cacher, en 2015. Bénévole à la Croix-Rouge depuis plusieurs années, il est intervenu porte de Vincennes pour prendre en charge les familles des victimes. Animé par une vraie volonté de servir les autres, il a décidé de repartir de zéro et de porter la blouse, fasciné par une relation avec les patients où “tous les masques tombent”. Il raconte son étonnant parcours à Egora.  

“Depuis que je suis gamin, c’est dans mon ADN de rendre service.” C’est fort de cette conviction que Guillaume, 34 ans, s’est lancé sur le tard dans les études de médecine. Cet ancien gendarme, qui officiait à la direction générale à Paris, a décidé de plaquer sa carrière trop “bureaucrate” pour enfin avoir le sentiment “d’être utile”.  

Pourtant, médecine n’était pas sa vocation première. Après un baccalauréat scientifique, il décide d’étudier le droit. “Je n’étais pas un travailleur acharné, j’avais besoin d’avoir beaucoup d’autres activités pour m’épanouir. Donc rester concentré sur une chaise à réviser, ce n’était pas mon truc”, se souvient-il. Il s’oriente ensuite vers le droit public, “dans tout ce qui est proche de l’intérêt général, de l’État et des collectivités" et s’engage en parallèle dans plusieurs associations dont la Croix-Rouge. Même s’il ne se considère pas comme un “gros bachoteur”, Guillaume valide plusieurs masters différents : un master 1 en droit public des affaires et un master 2 en finances publiques. “J’ai aussi fait un autre master 2 en droit fiscal”, précise-t-il. Il passe finalement le concours des officiers de la gendarmerie nationale, qu’il réussit en 2013.   

“J’avais l’idée de faire secouriste en montagne. Le peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) ou le peloton de gendarmerie de montagne (PGM) ont une grosse activité de secourisme”, explique le jeune homme. “Avec mon activité de bénévole à la Croix-Rouge, j’ai passé les mêmes diplômes que ceux des pompiers, notamment pour les premiers secours en équipe.” C’est comme ça qu’il met le premier pied dans l’univers du soin et du secteur sanitaire et social. “Dans le cadre de cet engagement, je couvrais des matchs de foot, des marathons, je faisais des gardes avec les pompiers, des maraudes… Au fond, la Croix-Rouge m’a donné envie d’être médecin”, reconnaît-il en souriant. 

“C’est vrai qu’on touchait du doigt la médecine. Je prenais des gardes auprès du Samu : en tant que bénévole Croix-Rouge, on est rattachés aux pompiers de Paris, qui se délestent sur les bénévoles qui peuvent être là le week-end. On prend la régulation des pompiers sur la partie secours aux victimes. J’ai découvert ce rapport au soin via l’association, mais à l’époque, il ne m'était pas du tout venu à l’esprit de faire médecine.”  

 

Un déclic “de manière brutale” 

A l’issue de ses deux ans d’école d'officier, Guillaume comprend “qu’il n’aura pas le choix de son affectation”. “Je me suis retrouvé à la direction générale de la gendarmerie à gérer les finances. Un métier très budgétaire en mode ‘Bercy’. Je me suis dit que jamais de la vie je ne pourrais faire ça, je ne trouvais pas beaucoup de sens dans ce que je faisais”, poursuit-il.   

Frustré, l’ex-gendarme broie du noir dans son bureau. Jusqu’au déclic. “Il s’est fait de manière brutale”, souffle Guillaume. “J’étais à l’époque...

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