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JNMG 2018 : L’obligation vaccinale ne simplifie pas tout

Les Journées nationales de médecine générale (Jnmg) qui se sont déroulées à Paris-La Défense les 27 et 28 septembre 2018, ont rassemblé plus de 1500 professionnels de santé. Près de cinquante communications, déjeuners, débats et ateliers, résolument tournés vers la pratique clinique et animés par des experts sélectionnés par la Revue du Praticien, ont permis aux participants de confronter leur point de vue sur différents sujets d’actualité, mais aussi d’améliorer leur formation dans divers domaines.

La session plénière était consacrée cette année à la vaccination, avec la présentation, en avant-première, de nouvelles données de Santé publique France et du Ministère de la santé.

En outre, pour mieux appréhender l’impact de l’obligation vaccinale au sein de la consultation dans les cabinets des médecins, un sondage a été réalisé pour les Journées nationales de médecin générale (Jnmg) auprès des médecins généralistes qui participaient à ce rendez-vous. Au total, les analyses ont porté sur 380 réponses. Les résultats mettent en avant les difficultés qui persistent malgré l’obligation vaccinale.

Ainsi, si 40 % des sondés affirment que la nouvelle obligation a eu tendance à simplifier la pratique de la vaccination, elle l’a, au contraire, compliqué chez 20% des praticiens ; et 30 % considèrent que cela n’a pas eu d’effet particulier. Les médecins se disent pourtant  à l’aise, pour 75% d’entre eux,  pour justifier l’obligation. Un sur cinq avoue cependant rencontrer des difficultés.

Force est de constater que l’obligation ne semble pas influer sur les oppositions des familles. Ainsi, 52% des praticiens interrogés affirment rencontrer des réticences de la part ces familles, contre 46% qui affirment le contraire.

Enfin, l’enquête montre que, pour les généralistes, la notion d’ "acte citoyen", mise en avant par le ministère pour justifier cette obligation, ne constitue pas un argument important pour convaincre les parents. Ainsi,  68% des médecins interrogés ne considèrent pas que l’altruisme soit un élément décisif dans le choix des parents, contre 24% de oui.

Sources : 

D’après la communication du Pr Bernard Gavid (Neuville-de-Poitou, 86), lors de la session plénière des Jnmg (27 septembre 2018, Paris-La Défense).

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