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JNMG 2017 : quels signes doivent alerter en pédiatrie?

Des pédiatres ont identifié 30 feux rouges en pédiatrie, qui correspondent à autant de situations pièges aux conséquences potentiellement graves.

Les enfants de moins de 16 ans constituent une part importante des consultations en médecine générale. Ainsi, seuls 5% d’entre eux est suivi par un pédiatre uniquement, mais 40% sont suivis par un médecin généraliste uniquement et 55 % par les deux types de praticiens. Au final, les enfants représenteraient en moyenne 13% des consultations des médecins généralistes ; mais cette proportion peut aller jusqu’à 30%. Dans 70% des cas, ces consultations ont pour objet des pathologies bénignes ou actions de prévention. Une des missions est donc aussi au médecin de reconnaitre des situations comportant des signes de gravité ou susceptibles de s’aggraver faute de prise en charge adaptée, sans pour autant risquer de surcharger inutilement les urgences. Or, "pour le médecin, identifier dans le flot des consultations quotidiennes les rares situations justifiant un recours aux examens complémentaires, un traitement urgent ou une orientation hospitalière est un véritable défi", reconnaît le Pr Christèle Gras-Leguen (CHU de Nantes).

En outre, l’enfant présente des particularités sémiologiques qui constituent autant de pièges diagnostiques et thérapeutiques. C’est pourquoi, avec son équipe, le Pr Gras-Leguen a voulu améliorer l’identification de "ces situations pièges à fort risque d’erreur ou de retard diagnostique et aux conséquences potentiellement graves". Avec l’aide de pédiatres hospitaliers, elle a mis au point un outil basé sur le symbole des feux tricolores : rouge pour les urgences vitales, orange pour les cas nécessitant un recours rapide au spécialiste, et vert pour ceux relevant des règles de bonne pratique (Launay É, et al. Rev Prat Med Gen 2013;27:22-3).

 

Toutes les spécialités concernées

 

Le Pr Gras-Leguen rappelle ainsi que les signes de gravité à rechercher chez tout enfant sont : un Glasgow<15, un trouble des fréquences respiratoire et cardiaque, un temps de recoloration cutanée allongé ≥ 3s, ou un purpura en cas de fièvre fièvre. Parmi les feux rouges, se trouvent aussi les signes toxiques à rechercher chez tout enfant fébrile (AEG, anorexie, pâleur, polypnée > 40-60/min, hypoxie, signes de lutte, cyanose, absence de contact, cris inhabituels, fontanelle bombante, purpura, absence de marche, douleur dans les jambes, déshydratation, vomissements verts).

Une attention particulière doit être portée aux nourrissons...

Sources : 

D’après une communication du Pr Christèle Gras-Leguen (CHU deNantes) lors des Journées nationales de médecine générale (JNMG, Paris La Défense, 12-13 octobre 2017).

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