Accès aux études de médecine: ce qui va changer

31/10/2017 Par Aveline Marques

Fin du tirage au sort, meilleure information sur les "attendus" de la Paces, renforcement des capacités d'accueil… Le Gouvernement a présenté hier son "plan étudiants", qui réforme l'accès à l'université et notamment aux filières en tension comme la santé.

En 50 ans, le nombre d'inscrits à l'Université a été multiplié par 8 : ils étaient 609 700 en 2016-2017. Cette "massification" de l'accès à l'enseignement supérieur s'est accompagnée de "graves dysfonctionnements", pointe le Premier ministre : un taux de réussite en première année qui culmine à 40% (seulement 15% en Paces…) et une concentration des étudiants (47%) dans 4 filières "en tension" -Staps, droit, Paces, psycho-, qui a abouti au tirage au sort dans 169 licences publiques en 2017. Pour Edouard Philippe, c'est "le naufrage" d'un système "sélectif, brutal et profondément inégalitaire".   20 mesures   Le Gouvernement a présenté hier un plan de réforme en 20 mesures. Il vise notamment à mieux orienter les lycéens : le conseil de classe donnera ainsi son avis sur les vœux de chaque élève. Des vœux, non hiérarchisés, qui seront désormais limités à 10 et qui devront prendre en compte les "attendus" de chaque filière, c’est-à-dire "les particularités et les exigences spécifiques". Les candidats à la Paces seront ainsi invités à compléter un Mooc (cours gratuit en ligne) de connaissance des métiers de la santé et de présentation de la Paces ; ils pourront joindre le certificat à leur inscription.   Remise à niveau   Si le nombre de candidats dépasse les capacités d'accueil, qui seront renforcées sur les filières en tension comme la Paces, la sélection ne se fera plus par tirage au sort mais par la prise en compte du profil, du parcours et du projet des étudiants. En cas d'avis défavorable, l'étudiant se verra proposé une remise à niveau. Alors que plus de 52% des étudiants en médecine viennent de milieux favorisés et que seuls 5.5% sont issus de la classe ouvrière, le Gouvernement compte diversifier les profils en poursuivant les expérimentations d'alternatives à la Paces, qui seront évaluées en 2018 et en améliorant les conditions de vie des étudiants : la cotisation aux régimes de sécurité sociale des étudiants de 217 euros pour l’année 2017/2018 sera supprimée dès la rentrée 2018, les bourses seront versées à date fixe (le 5 du mois) et 60 000 nouveaux logements étudiants seront créés.

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