Une note d’information dans un cabinet de gynécologie avait créé la polémique : l’Ordre s’excuse

02/06/2023 Par Pauline Machard
Déontologie
En Indre-et-Loire, un gynécologue menaçait sur son site internet d’annuler un rendez-vous médical si les patientes ne consentaient pas à tous les examens conseillés, affichant une validation par le conseil départemental de l’Ordre. Ce dernier a présenté ses excuses.  

 

“Ses excuses”. C’est ce qu’a présentées ce 2 juin le conseil départemental de l’Ordre des médecins à “l’ensemble des patientes qui ont été blessées” par le contenu d’un message affiché sur le site d’un cabinet de gynécologie de l’agglomération de Tours. Et ce via un communiqué du Conseil national de l’Ordre.  

Pour rappel, le 30 mai dernier, le collectif “Stop aux violences obstétricales et gynécologiques” s’était élevé contre l’initiative de ce cabinet. Celui-ci détaillait sur son site internet les examens que ses patientes pouvaient être amenées à subir lors d’une consultation : “la palpation des seins, la pose d’un spéculum vaginal pour les frottis, un toucher vaginal, éventuellement une échographie avec une sonde vaginale, dans certaines pathologies (cancer pelvien, endométriose) un touché rectal peut aussi être être effectué”. Surtout, il précisait en rouge : “En cas de désaccord, merci de signaler au secrétariat AVANT la consultation qui sera possiblement annulée”, et mentionnait : “Note d’informations validée par le Conseil départemental de l’Ordre des médecins”.  

Le CDOM d’Indre-et-Loire aurait accepté en bureau restreint la publication de ces consignes en août 2022 et la nécessité de mentionner la charte du CNGOF. Face à la bronca, l’instance ordinale départementale a tenu à informer que ces consignes avaient été “retirées et remplacées par l’affiche du CNGOF”. Elle a aussi tenu à “informer que les médecins n’ont pas à annuler un rendez-vous médical si un patient refuse un des examens médicalement conseillés”.  

L’Ordre des médecins rappelle également “l’importance d’une information loyale et appropriée permettant de recevoir le consentement du patient” et que “les médecins ont le devoir de soigner chaque patient, dans une relation de confiance et avec le consentement de leur patient recueilli à chaque étape de la prise en charge médicale”.  

Faut-il restreindre les conditions d'accès au secteur 2?

Herve  Koskas

Herve Koskas

Non

Nous restons dans le gre à grè. L information doit etre claire: pas de surprise ; pas de dessous de table; c'est le but du S2 !. ... Lire plus

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