Pharmacie

En 2023, 475 agressions contre des pharmaciens ont été recensées

475 agressions en 2023 : les violences contre les pharmaciens en forte hausse

En 2023, 475 agressions contre des pharmaciens ont été recensées par leur Ordre professionnel. Ces chiffres, en hausse de 30% par rapport à 2022, s'expliquent notamment par l'explosion des violences lors des émeutes du mois de juin. 

10/04/2024 Par Chloé Subileau
Violence Sécurité
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En 2023, 475 agressions contre des pharmaciens ont été recensées

Les chiffres proviennent d'un nouveau baromètre du Conseil national de l'Ordre des pharmaciens. Il révèle que plus d'un pharmacien a été agressé chaque jour en France, en 2023. Avec 475 faits recensés l'an dernier contre 366 en 2022, l'année 2023 a été marquée par une hausse de 30% des violences. Un "record" sur ces cinq dernières années – exception faite de 2020* -, dévoile ce sondage, publié mardi 9 avril par le Figaro.

En moyenne, près de 40 agressions ont été recensées chaque mois. Selon nos confrères, ce pic de violences s'explique, en partie, par le nombre de pharmacies prises pour cible lors des émeutes du mois de juin. Le bilan du baromètre montre, en effet, une hausse des agressions en juin 2023. Lors de ce mois, 92 faits violents ont été recensés. 

 

Des plaintes encore peu nombreuses

A l'instar de 2022, une large majorité (85%) des atteintes aux personnes sont des menaces et des injures "pouvant se produire en direct, par téléphone, sur internet ou les réseaux sociaux", souligne le rapport, cité par Le Figaro. Concernant les insultes et les propos menaçants, ces derniers surviennent le plus souvent quand les pharmaciens refusent à des clients de leur délivrer des produits (141 cas), font face à des difficultés de prise en charge (69 cas) ou à une pénurie de médicaments (23 cas). Les agressions physiques font, elles, principalement suite à un refus de dispensation (18 cas) ou à un vol (11 cas). 

Les plaintes restent peu nombreuses. Comme en 2022, note Le Figaro, "peu de pharmaciens ont porté plainte l'an dernier". Seulement un tiers d'entre eux l'ont fait. Ceux qui s'en dispensent avancent comme principales raisons : le manque de temps, la peur de représailles, l'absence d'identité de l'agresseur, l'inutilité de déposer une plainte… 

 

*L'année 2020 a été exclue des analyses en raison du nombre très élevé de faits liés à la pandémie de Covid-19. Cette année-là, 592 professionnels ont en effet été insultés ou violemment pris à partie.

 

[avec Le Figaro et Le Parisien]

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