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Prise en charge des arrêts cardiaques : le retard français

En France, le taux de survie après un arrêt cardiaque subit (c’est-à-dire survenant de façon inopinée, c’est-à-dire sans cause préexistante identifiée) en dehors du secteur hospitalier n’est que de 10%. Un taux deux à trois fois plus faible que celui observé dans certains pays d’Europe du Nord ou dans certaines villes aux Etats-Unis. Un rapport de l’Académie de médecine dénonce cette situation et le manque de formation du grand public, alors que cela est pourtant obligatoire à l’école.

 

On estime actuellement à 40 000 le nombre d’arrêt cardiaques subit survenant chaque année en dehors du secteur hospitalier. Et même si des progrès ont été réalisés ces dernières années avec, en particulier la mise en place de défibrillateurs externes depuis 2007, le taux de survie reste faible estimé à moins de 10%. Or ce chiffre est bien inférieur à ce que l’on observe dans d’autres pays d’Europe du Nord ou certaines villes nord américaines, où il atteint 20 à 30%.

Pour l’Académie nationale de médecine, qui vient de publier un rapport sur ce sujet, « l'éducation du public est le point clé de l'amélioration de la survie et la France reste très en retard ». En effet, aujourd’hui moins d'un tiers des Français sont formés aux gestes de premiers secours. Et seuls 55 % des collégiens ont reçu cette formation, alors que leur initiation est obligatoire depuis la loi de 2004. « Non seulement, ce déficit de formation initiale est important, mais le maintien des connaissances dans le temps est quasi inexistant » insiste le rapport.

Les études montrent, en effet, qu’un témoin est fréquemment présent (70 %). Mais il ne débute un massage cardiaque externe (MCE) que dans 40 % des cas. Les chiffres sont encore plus alarmants concernant le défibrillateur automatisé externe, qui n’est utilisé par le témoin que dans 1 % des situations. Les gestes de premier secours ont pourtant été simplifiés. La recherche d’un pouls n’est plus recommandée pour commencer le MCE, qui doit être débuté si le patients ne répond pas à la stimulation et ne respire pas. En outre, il est maintenant admis que le MCE doit être généralement réalisé seul, sans ventilation artificielle associée. Et concernant la défibrillateur automatisé externe, les recommandations actuelles préconisent de l’employer dès que possible lorsqu’il est disponible, sans attendre nécessairement la réalisation préalable d’un cycle de MCE. Chacune de ces actions est cruciale. Ainsi, lorsque le MCE peut être rapidement associé à une défibrillation externe, comme par exemple cela a pu être rapporté récemment dans les casinos, les aéroports américains, ou lors des manifestations sportives nord-américaines, les taux de...

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