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Incidentalomes : ce sont les scanners thoraciques qui en sont les principaux révélateurs

Les examens d’imagerie sont faits de façon de plus en plus fréquente et la résolution des images s’améliore. La découverte fortuite d’une anomalie (incidentalome) est donc de plus en plus fréquente. Une équipe internationale a donc mené une très large revue avec méta-analyse de la prévalence et de l’évolution des images trouvées de manière incidentelle quels que soient les examens d’imagerie réalisés.

Vingt revues systématiques, portant sur 240 études initiales, ont été identifiées à partir de 7 098 références trouvées dans les bases de données. 15 revues systématiques ont permis de quantifier la prévalence des incidentalomes alors que 18 ont apporté des données permettant de quantifier l’évolution des incidentalomes.

La prévalence des incidentalomes varie de manière importante suivant les examens d’imagerie. Le pourcentage d’incidentalome le plus élevé est trouvé à l’occasion des scanners thoraciques (45 %, IC 95 % = 36 à 55 %) suivi par la colonoscopie virtuelle (30 % ; 21 à 57 %) et l’IRM cardiaque (34 % ; 22 à 46 %). Le pourcentage d’incidentalome le plus bas est trouvé en PETscan corps entier (2 % ; 1 à 4 %) et en scanner thoracique pour ce qui concerne la découverte d’embolie pulmonaire incidentelle (2 % ; 1 à 4 %). Les taux intermédiaires d’incidentalome sont vus à l’occasion des IRM du rachis (22 % ; 19 à 26 %) et du cerveau (22 % ; 14 à 31 %). Pour ce qui concerne plus particulièrement les incidentalomes endocriniens, la découverte d’un cancer est très rare à l’occasion d’un examen systématique puisque pour la surrénale, le pourcentage d’incidentalome malin est de 0.0007 % alors que celui de cancer de la thyroïde découvert sur un scanner systématique est de 20 à 30 %.

Cette méta-analyse permet donc de mieux connaître les estimations du risque de malignité des images trouvées de manière fortuite pour aider à la décision dans la prise en charge après découverte d’un incidentalome. A noter que les recommandations les plus fournies sur les incidentalomes ont été faites dans le domaine de l’endocrinologie, par différentes sociétés savantes (incidentalomes surrénaliens, hypophysaires, thyroïdiens…)

Sources : 

O’Sullivan J.W. et al. Prevalence and outcomes of incidental imaging findings : umbrella review. BMJ 2018 ; 361 : k2387.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29914908

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