Gilets jaunes : mobilisation contre l'usage de lanceurs de balles de défense

01/02/2019 Par Fanny Napolier
Santé publique

Près de 80 000 personnes ont signé la pétition du neurochirurgien Laurent Thines contre l'utilisation des lanceurs de balles de défense (LBD). Ce vendredi, le Conseil d'Etat a pourtant validé l'usage par les policiers de ces armes qui ont causé de graves blessures.

Avant la nouvelle journée de mobilisation des "gilets jaunes", une pétition contre l'utilisation des lanceurs de balles de défense (LBD) diffusée sur internet par un neurochirurgien bisontin avait récolté jeudi près de 80 000 signatures. "J'ai vu des photos de personnes blessées par LBD : les lésions sont gravissimes", a souligné Laurent Thines, créateur de la pétition. Les lésions causées par les LBD "sont comparables à des blessures de guerre, d'accidents graves de la route ou de grosses chutes", a-t-il expliqué. Chef de service au centre hospitalier de Besançon, il a lancé il y a deux semaines ce "moratoire sur l'utilisation des armes sublétales", appelant particulièrement au soutien du personnel soignant français. Il y dénonce l'utilisation des LBD mais aussi des grenades de désencerclement, "tout aussi dangereuses", par les forces de l'ordre. "Le ministère de l'intérieur fixe le curseur de la violence", analyse-t-il. "Ces armes utilisées sur des personnes parfois très jeunes ou âgées, exerçant leur droit à manifester, sont inacceptables", peut-on lire sur le site change.org, où le médecin souhaite "alerter sur (leur) dangerosité extrême". Le Conseil d'Etat a examiné des recours demandant la suspension immédiate de l'usage du lanceur de balles de défense. Cette arme aurait été utilisée dans "9 228 cas" lors de manifestations de Gilets jaunes depuis le début du mouvement de contestation sociale mi-novembre, a indiqué Pascale Léglise, représentante du ministère de l'Intérieur, lors d'une audience au Conseil d'Etat. Ce vendredi, l'usage par les policiers des lanceurs de balles de défense a pourtant été validé par le Conseil d'Etat. L‘institution a jugé que l'organisation du maintien de l’ordre "ne révélait pas une intention de ne pas respecter les conditions d'usage" des LBD, dont l’emploi est "d'une part, nécessaire au maintien de l'ordre public compte tenu des circonstances et, d'autre part, proportionné au trouble à faire cesser". Accéder à la pétition [Avec AFP et Leparisien.fr]

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