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Diverticulite colique : les amateurs de viande rouge davantage exposés

Les diverticules coliques sont relativement fréquents au sein d’une population d’adultes, le risque augmentant avec l’âge. Ils résultent d’une hyperpression intraluminale favorisée par un faible volume du contenu colique, ce dernier étant la conséquence d’un régime ne comprenant pas assez de fibres végétales. Or un régime pauvre en fibres végétales est souvent trop riche en produits carnés si bien qu’un lien entre diverticulose colique et consommation excessive de viande a souvent été évoqué. Une étude publiée dans la revue Gut confirme ce lien.

La complication redoutée d’une diverticulose colique est la diverticulite, laquelle peut évoluer vers un abcès, une fistule ou une péritonite. Les auteurs rappellent dans leur publication qu’environ 4% des patients ayant des diverticules coliques vont faire une complication grave de type abcès, fistule ou péritonite, que ces complications sont à l’origine de plus de 200.000 hospitalisations annuelles aux Etats-Unis, pour un coût d’environ 2 milliards de dollars. 

Les auteurs ont analysé les régimes alimentaires d’une vaste population de 46 461 hommes participant à la Health Professionals Follow-Up Study, notamment leur consommation de viande rouge, cuite ou crue, de volaille et de poisson. Sur un équivalent de 651 970 personnes – années, 764 cas de diverticulite ont été identifiés. En comparant les habitudes alimentaires en matière de viande rouge, les auteurs ont pu établir un lien entre l’importance de cette consommation et le risque de diverticulite. Ainsi, les individus se situant dans le quintile de plus forte consommation de viande rouge avaient un risque de diverticulite augmenté de 58% (RR 1.58, IC 95% = 1.19 – 2.11, p = 0.01) par rapport aux individus se situant dans le quintile le plus faible. Cette augmentation du risque n’était pas linéaire en fonction des quantités consommées, un plateau étant atteint avec 6 portions hebdomadaires de viande rouge. Et c’est avec la viande rouge crue que le risque est le plus élevé. En revanche, aucun lien entre diverticulite et consommation de volaille ou de poisson n’a pu être établi lors de cette étude.

Enfin, cette étude montre qu’en remplaçant une portion quotidienne de viande rouge crue par une portion de volaille ou de poisson, on réduit le risque de diverticulite de 20% (RR 0.80, IC 95% 0.63 – 0.99) !

Sources : 

Yin Cao et coll. Meat intake and risk of diverticulitis among men. Gut ; article mis en ligne le 9 janvier 2016. doi:10.1136/gutjnl-2016-313082
http://gut.bmj.com/content/early/2017/01/03/gutjnl-2016-313082

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