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En pleine crise sanitaire, ce qu'il faut retenir de l'expérience du Grand Est : le Pr Benoît Vallet témoigne

Le Pr Benoît Vallet est médecin anesthésiste-réanimateur et ancien directeur général de la Santé. Il s’est rendu dans le Grand Est pour observer la situation et y récupérer des informations et des bonnes pratiques à partager largement, et en première intention sur Paris et l’Ile-de-France (IDF) où il est missionné auprès des Directeurs généraux de l’APHP et de l’ARS IDF. Il est accompagné de Mathieu Levaillant, interne de santé publique. Nous publions son témoignage tel qu’il nous a été transmis.

 

« Martin Hirsch, directeur général de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), pensait qu’il était important de pouvoir récupérer des messages, bonnes pratiques et retours d’expérience de la région Grand-Est, confrontée à cette première vague épidémique du Covid-19. En tant que médecin anesthésiste-réanimateur et ancien directeur général de la Santé, proposition m’a été faite de m’y rendre et de faire un retour sur ce que j’avais pu y voir.

 

Ces constats sont faits à la suite d’échanges avec les différentes parties prenantes (agences régionales de santé, hôpitaux, médecins, etc.) entre le 18 et le 22 mars ainsi qu’une visite dans les principaux hôpitaux concernés à cette période de la crise (Mulhouse, Colmar). Les visites montrent des hôpitaux apparemment désertés, avec des halls sans patients. L’activité est concentrée dans les services où tout le corps soignant se trouve équipé des pieds à la tête, ajoutant beaucoup à sa charge de travail.

 

Les services habituels ont été remplacés par des « unités Covid ». Les équipes soignantes résistent bien, même si elles sont concernées par la pathologie elle-même (5 à 10% des équipes présentaient, mi-mars, des symptômes dans ces établissements). Si des signes de fatigue apparaissent, le découragement n’est pas là. Cependant, une vigilance particulière doit y être apportée pour maintenir l’engagement, en intégrant le risque important d’être confronté à des cas graves dans leurs propres équipes. Les typologies de patients ont changé à mesure que l’épidémie progressait. Au début du mois, les patients étaient principalement âgés, avec des comorbidités, et ils pouvaient être pris en charge aux urgences, sans besoin immédiat de réanimation.

En deuxième partie du mois de mars, ce sont les patients restés à la maison plus longtemps qui sont arrivés...

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