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Réforme de la santé : les moments forts du discours d'Emmanuel Macron

Le grand jour est arrivé. Après sept mois de concertations ministérielles et plusieurs reports, Emmanuel Macron a présenté ce mardi matin, à 10 heures, sa "Stratégie de transformation du système de santé". Cette réforme, reposant sur des constats largement partagés, se veut ambitieuse, à la hauteur des ordonnances Debré de 1958 qui ont créé les CHU. Elle se déclinera en 54 mesures, avec trois grands objectifs : regagner du temps médical, bien orienter le patient et améliorer la qualité des soins.
 
 

11h36 : Fin du discours.

 

11h35: "Un projet de loi sera nécessaire, à l’agenda 2019". Les premières mesures seront lancées dès 2019  avec le PLFSS, et déployées jusqu'en 2020. "Ce défi est un des défis essentiels. C’est ce qu’on attend d’une grande Nation."

 

11h31 : "Je m'étais engagé à un Ondam de 2.3% pour le quinquennat. Mais j'ai conscience que compte tenu de la réorganisation que nous lançons, il nous faut investir" : recrutement des assistants médicaux, rémunération des pratiques avancées infirmières, financement des CPTS... L'Ondam sera poussé à 2.5%, soit 400 millions d'euros supplémentaires.

 

11h29: "Les prochaines années se feront avec une stratégie claire pour le médicament. Nous devons redevenir une grande terre d’innovation pour le médicament. Nous avons tous les moyens pour devenir les champions de l’intelligence artificielle."

 

11h28: "Il faudra moderniser le statut de praticien hospitalier. Il faut faire tomber les cloisons : pouvoir passer d’un exercice en ville ou à l’hôpital, promouvoir l’exercice mixte. Les postes les plus prestigieux ne sont plus pourvus à l’hôpital, il faut répondre à ce constat. La diversité de l’exercice médical n’est ni valorisé, ni reconnu. Il faut que l’ensemble des activités du praticien soit reconnu."

 

11h25 : "Je veux remettre le médecin au centre de la gouvernance" de l'hôpital. La CME sera mieux associée "aux décisions médicales". Il faut favoriser la nomination de PU-PH à la direction des hôpitaux. "Je souhaite que cette possibilité soit plus massive à l'occasion des prochaines nominations".

 

11h22: Concernant les conditions d'exercice des professionnels dans les établissements, une attention particulière sera accordée aux secondes parties de carrière et à la profession d'aide-soignante, notamment en Ehpad. "Des décisions seront prises pour rémunérer les nouvelles pratiques avancées pour les infirmières".

 

 

11h19: Pour en finir avec "la course à l'activité" de la T2A. L'incitation financière à la qualité bénéficiera dès 2019 d'une enveloppe de 300 millions d'euros, contre 60 millions actuellement. Des expérimentations de financement forfaitaire au parcours concerneront deux pathologies chroniques : le diabète et l'insuffisance rénale chronique.

 

11h17: Il faut réorganiser les soins en "gradation", avec "trois niveaux". "Les établissements de proximité doivent faire plus de soins de proximité, les établissements de pointe, plus de soins de pointe. Je préfère qu’un patient subisse une intervention lourde à 50 km de son domicile, dans un établissement de pointe, et faire ensuite sa rééducation dans un établissement de proximité." "Certaines activités devront fermer à certains endroits, si l'activité est insuffisante. Ils pourront être utilisés pour des soins de proximité", prévient Emmanuel Macron. Un chantier qui sera mené par la ministre de la Santé.

 

11h14 : "Nous devons sans tabou nous attaquer à cette question de la qualité des soins. C'est une hypocrisie de dire qu'elle est la même sur tout le territoire". C'est la troisième orientation.

 

11h12 :  "Je veux avoir un mot pour toutes celles et ceux qui font tourner nos systèmes d'urgence : si nous avons eu des cas qui ont parfois défrayé la chronique, cela n'est pas leur faute, c'est la faute de notre organisation", a déclaré la Président. "On les a parfois stigmatisés dans les débats récents, il appartiendra de définir les responsabilités, mais s'il y a une première responsabilité, c'est la nôtre" a-t-il ajouté.

 

11h10 : Il y a une "nécessité l'Hôpital à sa juste place". Un passage aux urgences sur 5 relèverait de la médecine générale, souligne Emmanuel Macron, avant d'évoquer la prise en charge des soins non programmés, ces "urgences de ville" de 8h à 20h  - "mais ce serait quand même bien jusqu'à 22 heures", lance-t-il. "Les médecins seront rémunérés pour cela" et les patients bénéficieront de l'avance de frais.

 

11h07 : D'ici à 2022, "l'exercice isolé sera marginal, il sera l'aberration". Pour y parvenir, le Président mise sur l'incitation financière plutôt que sur la contrainte. Les CPTS créées d'ici 18 mois bénéficieront d'une aide financière, a-t-il précisé. Les professionnels de santé "volontaires" pourront passer d'une rémunération à l'acte à un forfait par population.

 

 

11h04 : Le président aborde la permanence des soins ambulatoires en journée. Pour répondre "aux défis d'un territoire", il faut que tous les professionnels "travaillent ensemble". "Le cadre sera les communautés professionnelles territoriales de santé" (CPTS), avec les hôpitaux de proximité et le secteur médico-social. Ces CPTS devront "couvrir tout le territoire dès 2021" et concerner 100.000 patients d'ici 2022. Pas question de "plaquer une organsisation" : "Elles n'auront sans doute pas la même forme selon les territoires.

 

11h02 : "Il faut pour cela le développement d’outils numérique". Le DMP sera déployé "au plan national en novembre prochain"

 

11h01: Deuxième orientation : "construire un système autour du patient, dans un parcours de soins fluide et coordonné. Cela fait des décennies que nous en parlons. Alors que les pathologies chroniques se développent, l’exercice coordonné doit devenir la référence."

 

10h59: Pour soulager "les territoires les plus critiques", 400 postes de médecins généralistes à exercice partagé ville hôpital, salariés, seront mis en place. "Je fais le pari que cette mesure sera attractive." La ministre de la Santé conduira la mise en place de cette mesure dans les deux mois qui viennent.

 

10h56: La contrainte à l'installation "unilatérale venant d'en haut peut faire plaisir à des élus, mais elle ne marchera pas", affirme le Président. Mais si la réorganisation qui va être menée ne marche pas, "il est évident que ces débats continueront à monter"

 

10h52 : "Pour augmenter le temps médical, nous devons continuer à décharger des médecins d’actes qui peuvent être faits par d’autres. Pour libérer du temps médical, nous devons leur permettre d’être accompagnés par d’autres personnels qui assument une partie des tâches administratives, de gestion et de coordination. C'est dans cet esprit que nous créerons des assistants médicaux". "Ces professionnels accompagneront les médecins et les déchargeront d’actes simples, pour tous les médecins dès lors qu’ils exercent de manière regroupée et assument un certain nombre de tâches (prévention, actes non programmés, etc)". Dès 2019, ils arriveront dans les quartiers prioritaires et dans les déserts. Objectif : en déployer 4000 à l'horizon 2022. "Si le besoin est là, nous en financerons autant que de besoin". Le temps médical gagné est estimé à au moins 15%.

 

10h49: "Dès la fin 2020, il n'y aura plus de Paces, cet acronyme synonyme d'échec pour trop de jeunes". "Tous les étudiants inscrits en licence pourront rejoindre ce cursus." Les passerelles seront facilitées. "Le système à base de QCM ne permet pas de vérifier les connaissances", affirme Emmanuel Macron. "Ce parcours de formation restera sélectif" mais il sera "plus ouvert, plus vivant".

 

10h47: "Il faut pouvoir être sur qu’on forme bien et suffisamment de médecins. On ne peut se satisfaire du système actuel. Aujourd’hui, c'est un gâchis qui concerne chaque année 25 000 étudiants, qui passent du statut d’excellent lycéen à celui qui échoue." Le Président souhaite "une refonte complète des études médicales" : "Le numerus clausus sera supprimé", confirme-t-il.

 

10h46 : "Trois orientations" : la première orientation, "regagner du temps médical"

 

10h44: "Il faut arrêter d'opposer les hospitaliers aux libéraux, les généralistes aux spécialistes, les médecins aux autres professionnels de santé". "La cible à mes yeux c'est cet exercice décloisonné, coordonné"

 

10h43 : "La structuration des soins de proximité est la priorité des priorités."

 

10h42 : "J’avais appelé à une révolution de la prévention. La ministre -chère Agnès Buzyn- mène ce combat depuis le premier jour : vaccins obligatoires, lutte contre le tabac, prise en charge à 100 % des prothèses dentaires et auditives, de l'optique"

 

10h40: Il faut "mieux prévenir", insiste Emmanuel Macron. En France, "on soigne très bien, mais on n’est pas en meilleure santé que nos voisins".

 

10h39 : "L’hôpital concentre ces dysfonctionnements. L’hôpital est redevenu un dispensaire alors qu’on lui demande dans le même temps d’être une organisation de pointe. Il est au bout de ce qu’il peut faire et c’est particulièrement vrai pour les urgences. Cette course à la productivité est complètement folle. Selon les évaluations, 30 % des actes coûteux ne servent à rien et on ne parvient pas à faire de la proximité."

 

10h28 : Les maux du système de santé : "trop de concurrence", des "secteurs hôpital et ville qui ne se parlent pas assez", "des modes de rémunération qui incitent à la course à l’acte"

 

10h37: "Notre système prévient mal (...) souffre de trop d’actes inutiles."

 

10h36: "Notre système de santé pèche par un manque d’organisation. La France consacre 11,5 % de son PIB aux dépenses de santé… Il n’est pas question de faire moins."

 

10h34: Le Président évoque le "sentiment de perdre le sens du métier" de soignant, les "tensions financières liées au vieillissement", le coût des nouvelles technologies.

 

10h33 : "le nombre de consultations disponibles de MG a baissé de 15% en 15 ans"

 

10h32 : "Nous avons pensé qu’on pouvait réguler la dépense de santé en la régulant par l’offre. Cela n’a pas marché. Les décision prises il y a 20 ou 30 ans, nous en vivons les conséquences aujourd’hui."

 

10h30 : "1958 a été un tournant, l’excellence universitaire. C’était un vrai changement d’approche. Aujourd’hui, c’est à un changement de paradigme que nous devons œuvrer. Il faut recentrer notre système autour du patient. Cela ne se fera pas en un jour, mais nous devons restructurer notre organisation pour les 50 années à venir"

 

10h 28 :"Même si la satisfaction de soigner et de sauver est toujours présente, le mal être s’est installé"

 

10h27: "Votre travail, je le sais est parfois malmené par des injonctions contradictoires. Pourtant, grace à vous et vos efforts, notre système de santé reste notre force et notre fierté c’est grace à voytre dévouement que notre système tient encore"

 

10h26 : Emmanuel Macron commence son discours

 

 

 

 

 

Suppression du numerus clausus, création de la fonction d'assistant médical, fin de l'exercice isolé avec la généralisation des Communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), envoi de 400 généralistes salariés dans les déserts les plus arides, refonte de la carte hospitalière... L'Elysée a d'ores et déjà annoncé les grandes lignes de la réforme.

 

Numerus clausus : il sera supprimé dès la rentrée 2020, après une loi qui doit être votée au printemps prochain. Les études de médecine rentreront dans le "droit commun", et les acquis seront validés comme dans les autres filières, année après année.
Assistants médicaux : ce nouveau métier doit donner, dès 2022, 4 000 nouveaux professionnels dont les missions restent à définir après concertation avec les médecins. Ces postes seront financés partiellement par l'Assurance maladie, à condition que les médecins se regroupent.
Généralistes salariés : 400 postes de médecins généralistes, salariés des hôpitaux ou des centres de santé, seront envoyés "en urgence" dans les zones sous dotées.
Ondam : il sera exceptionnellement relevé à 2,5% en 2019 au lieu des 2,3% prévus initalement. Cette hausse correspond à une "rallonge" de 400 millions d'euros supplémentaires.
CPTS : l'executif veut mettre fin à l'exercice isolé d'ici à 2022, en conditionnant les rémunérations forfaitaires (forfait structure, ROSP) à l'appartenance aux CPTS, qui auront notamment pour charge d'organiser la prise en charge des urgences de ville et la permanence des soins en journée et en soirée.
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