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Covid : premiers résultats positifs pour le vaccin français par voie nasal

09/09/2021 Par Marielle Ammouche
Infectiologie
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Les tests précliniques concernant le vaccin français contre le Sars-CoV2 à administration nasale, développé par l’équipe de recherche BioMAP de l’UMR Inrae-Université de Tours, sont positifs.

Ce candidat vaccin est à base de protéines virales (protéines Spike et autres protéines non soumises à mutations). Il est administrable par voie nasale, à l’aide d’un adaptateur placé au bout d’une seringue sans aiguille), à raison de deux administrations espacées de 3 semaines. Outre la facilité d’administration et l’absence de douleur liée à l’injection, ce mode d’administration d’un vaccin anti-Covid serait le seul à être capable d’éviter la présence du virus au niveau nasal, au stade initial de l’infection du fait de l’immunité au niveau des muqueuses nasales qu’il entraîne. Ce qui constitue un atout majeur pour limiter la transmission du virus. Il s’agit du huitième vaccin nasal à être en préparation dans le monde. Ce vaccin s’adresserait aux populations non vaccinées, ainsi que pour le rappel vaccinal. Il a été testé sur des modèles murins. Les résultats de ces premières analyses montrent que ce vaccin est efficace tant sur la réponse immunitaire que sur la neutralisation précoce du virus, et donc sur sa contagiosité. Ainsi, il entraîne une forte immunité à la fois humorale (notamment concernant les IgA, au niveau des muqueuses), et cellulaire (au niveau des cavités nasales et pulmonaire). Concernant l’efficacité clinique, le vaccin a entraîné une réduction de la mortalité (survie de 100% dans le groupe vacciné et infecté) et des signes cliniques² (détresse respiratoire, amaigrissement,…). Sur le plan virologique, les animaux vaccinés et infectés ne présentaient aucune charge virale que ce soit au niveau nasal ou pulmonaire, à l’inverse sur groupe contrôle, suggérant une efficacité complète sur la contagiosité. Et il apparaît efficace sur l’ensemble des variants. L’équipe espère que la production de lots commencera à l’automne 2021 pour démarrer le développement clinique en 2022.

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